Devoir de mémoire-17 octobre 1961:Massacre des Algériens  par la police française

Inscription « Ici on noie les Algériens » au bord de la Seine à Paris, le 17 octobre 1961. (Gamma Rapho/Keystone France)

La veille du 17/10/1961, le FLN(Front de Libération Nationale) a lancé un vaste appel à une mobilisation pacifique contre le couvre-feu , décrété dix jours auparavant par la préfecture de police pour les seuls immigrés d’origine algérienne . Suite à cet appel, des centaines d’Algériens se ruent sur  Paris où des défilés nocturnes arpentèrent les grandes artères de la capitale.
Une répression meurtrière de cette manifestation avait été ordonnée par Maurice Papon, alors préfet de police de Paris(1958/1966, au cours de laquelle des policiers font feu. La brutalité de la répression, qui se poursuit au-delà de la nuit du 17 dans l’enceinte des centres d’internement, a fait plusieurs centaines de blessés et de nombreux morts. Le nombre des morts va au-delà de 200 victimes, la plupart tuées ou jetées par la police française dans la Seine où elles s’étaient noyées.


Comme l’avait déjà rappelé en 2011 le journal en ligne algerie.360, « la France officielle continue d’ignorer et de cacher une des pages sombres de son histoire coloniale. Cependant des voix s’élèvent pour dénoncer cette attitude et réclamer toute la vérité sur les évènements tragiques afin que ce crime d’Etat soit reconnu par les plus hautes autorités de la République française. Accusé pour son implication dans la déportation des juifs en 1942, Maurice Papon, alors préfet de police de Paris à l’époque, n’a jamais été accusé pour sa barbarie envers les Algériens. Un crime contre l’humanité occulté dans le pays de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Une monstruosité commandée par l’infâme Maurice Papon, préfet de police de Paris qui n’a jamais été poursuivi pour la barbarie de la répression des Algériens dans la capitale francaise alors qu’il était aux commandes. Deux poids deux mesures puisqu’il a été condamné en 1998 pour crimes contre l’humanité en raison de son implication dans la déportation des juifs en 1942. »

Toutefois,  le Président français Emmanuel Macron, sentant son investiture prochaine*,(présidentielles 2022), a rendu un hommage aux victimes de ce massacre, une première depuis la fin de la guerre d’Algérie pour un président français, reconnaissant ainsi une « vérité incontestable » » et « des crimes inexcusables » selon ses dires.

*A noter que « l’Algérie est toujours instrumentalisée avant les élections » comme l’affirme Luis Martinez , directeur de recherche à Sciences Po, spécialiste de l’Afrique du nord et auteur de L’Afrique du Nord après les révoltes arabes (Presses de Sciences Po, 2019).

Voir documentaire « Ici, on noie les Algériens » :

Autres vidéos sur le sujet :

« Massacre d’Algériens du 17 octobre 1961 : Emmanuel Macron va reconnaître « une vérité incontestable »

« Massacre d’Algériens en 1961 : Macron reconnaît des « crimes inexcusables »

Avi Mograbi, cinéaste israélien antisioniste

Pour expliquer le conflit israélo-palestinien selon sa vision, le réalisateur s’appuie sur le mythe biblique de Samson et de Massada. L’œuvre d’Avi Mograbi est marquée par ses convictions politiques anti-sionistes. Il est membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine dont les travaux ont commencé le 4 mars 2009.

Avi Mograbi, cinéaste israélien antisioniste

Regardez « Pour un seul de mes deux yeux »

Filmographie complète d’Avi Mograbi

The First 54 Years – An Abbreviated Manual for Military OccupationAvi Mograbi | France, Finlande, Israël, Allemagne | 2021 | 110 minutes | HDQu’est-ce qu’une occupation militaire ? À travers les témoignages de soldats qui l’ont mise en œuvre, Avi Mograbi dévoile le fonctionnement d’une occupation colonialiste et met en …
Entre les frontièresAvi Mograbi | France, Israël | 2016 | 85 minutes | HDLe réalisateur Avi Mograbi et le metteur en scène Chen Alon partent à la rencontre de demandeurs d’asile Africains que l’État d’Israël retient dans un camp en plein désert du Négue …
Once I Entered a GardenAvi Mograbi | Israël, Suisse, France | 2012 | 98 minutes | HDDans un jardin je suis entré fantasme un ancien Moyen-Orient, dans lequel les communautés n’étaient pas séparées par des frontières ethniques et religieuses, un Moyen-Orient dans l …
Z 32Avi Mograbi | Israël, France | 2008 | 81 minutes | 35 mmUn ex-soldat israélien a participé à une mission de représailles dans laquelle deux policiers palestiniens ont été tués. Il cherche à obtenir le pardon pour ce qu’il a fait. Sa pet …
Nekam achat mishtey eynayAvi Mograbi | Israël, France | 2005 | 100 minutes | 35 mmLes mythes de Samson et de Massada enseignent aux jeunes générations israéliennes que la mort est préférable à la domination. Alors que la seconde Intifada bat son plein, les Pal …
DetailAvi Mograbi | Israël | 2003 | 8 minutes | Beta numériqueFaits divers dans les territoires occupés. Une famille palestinienne veut se rendre à l’hôpital : un blindé israélien, chargé de couper la route, l’empêche de passer. Face-à-face e …
Attends, ce sont les soldats, il faut que je raccrocheAvi Mograbi | Israël | 2002 | 13 minutes | VidéoReportage à domicile : conversation téléphonique avec un ami palestinien. …
August, a Moment before the EruptionAvi Mograbi | Israël, France | 2001 | 72 minutes | 35 mmAprès Comment j’ai appris à surmonter ma peur et à aimer Ariel Sharon, Avi Mograbi analyse la violence quotidienne en Israël. Un essai où le réalisateur se met en scène et part à l …
Happy Birthday, Mr MograbiAvi Mograbi | France, Israël | 1999 | 77 minutes | 16 mm & Beta SPUn réalisateur est engagé pour faire un film sur les cinquante ans de l’État d’Israël. Pendant le tournage, il se rend compte que deux autres anniversaires ont lieu en même temps : …
Eich Hifsakti L’fahed V’lamadeti L’ehov et Arik SharonAvi Mograbi | Israël | 1997 | 61 minutes | Beta numérique & Beta SPÀ l’approche de la campagne des élections de 1996, Avi Mograbi décide de réaliser un documentaire autour d’une figure politique à la fois mal-aimée et admirée, ancien ministre d’Ét …
Ha-Shich’zoorAvi Mograbi | Israël | 1994 | 50 minutesLa Reconstruction restitue l’enquête de police concernant le meurtre, en 1983, d’un jeune Israélien de 15 ans, menant à l’accusation, sans preuves mais avec aveux, de cinq Arabes i …

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Source :

http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_liste_generique/C_12635_F.

Ahmed Miloud

La secondarisation de l’impérialisme français

« L’impérialisme est un mauvais élève. », célèbre citation du général Giap, lors de sa visite en Algérie dans les années 1970. Le héros de la bataille de Diên Biên Phu voulait dire que l’impérialisme refaisait les mêmes erreurs et n’apprend pas les leçons nécessaires, après ses échecs.

Le blog de Saïd Bouamama

Effets externes et internes de la « nostalgie d’empire »

Les récents coups d’État en Guinée et au Mali, ladite « crise des sous-marins français » avec l’Australie, le retrait des troupes états-uniennes d’Afghanistan sans aucune consultation avec les « partenaires » de l’OTAN, les sorties de Macron sur l’Algérie qui cultiverait une « haine » officielle contre la France, etc., sont autant d’indices d’une aggravation de la crise qui caractérise l’impérialisme français sur la scène internationale. Les manifestations populaires de ces dernières années contre le franc CFA, contre les accords de partenariat Économique de l’Union Européenne, contre la présence militaire française au Sahel, celles en soutien aux nouveaux dirigeants à Bamako ou à Conakry après leurs coups d’États, etc., confirment que le processus de secondarisation de l’impérialisme français, déjà ancien, a atteint un seuil qualitatif nouveau. Le capital financier français ne se résout, bien entendu, pas à cette secondarisation qui touche à la fois sa place…

Voir l’article original 3 913 mots de plus

MES DERNIÈRES RÉFLEXIONS EN PANNEAUX-LE BLOG DE DANIEL MILANLE BLOG DE DANIEL MILAN

Mon grain de sel

Le blog de notre ami Daniel Milan contient des panneaux instructifs et différents articles pour avoir une vision globale sur les événements du monde. A visiter ici:

https://leblogdedanielmilan.wordpress.com/2021/10/10/%f0%9f%94%b4mes-dernieres-reflexions-en-panneaux-tous-sujets-suite-13-merci-de-les-relayer/

A chacun son bunker – SWI swissinfo.ch

«Chaque habitant doit disposer d’une place protégée dans un abri situé à proximité de son lieu d’habitation et atteignable dans un délai raisonnable». «Lors de la construction de maisons d’habitation, de homes et d’hôpitaux, les propriétaires d’immeubles doivent réaliser des abris, les équiper et, par la suite, les entretenir», imposent les articles 45 et 46 de la loi fédérale sur la protection de la population et sur la protection civile.

Et l’on trouve effectivement un tel abri dans la majeure partie des édifices construits dès les années 60 (la première base légale en ce sens date du 4 octobre 1963).

En 2006, la Suisse comptait quelque 300’000 refuges aménagés dans des habitations, institutions et hôpitaux, de même que 5’100 abris publics pour un total de 8,6 millions de places, soit un degré de couverture égal à 114% de la population.

En clair, potentiellement, non seulement tous les citoyens du pays pourraient trouver refuge dans ces dispositifs, mais aussi, par exemple, toute la population de la ville de Milan.

Source :

https://www.swissinfo.ch/fre/a-chacun-son-bunker/7485678

OTAN : La « guerre cognitive » est lancée, première partie – Entelekheia.fr

Cognitif, définition simple : « Le mot cognitif est un adjectif qualifiant les processus par lesquels un être humain acquiert des connaissances sur son environnement.

La cognition est l’ensemble des grandes fonctions de l’esprit liées à la connaissance (perception, langage, mémoire, raisonnement, décision, mouvement…). On parle ainsi des fonctions cognitives supérieures pour désigner les facultés que l’on retrouve chez l’être humain comme le raisonnement logique, le jugement moral ou esthétique… (voir éthologie).

Les sciences cognitives étudient la cognition de divers points de vue (psychologique, neurologique, linguistique, épistémologique…) »

Au cours des années 1950 à 70, dans le cadre du projet de sinistre mémoire MK-Ultra, la CIA tentait de manipuler les cerveaux à travers des substances comme le LSD, des électrochocs et d’autres méthodes toutes plus contestables les unes que les autres, pour des résultats à peu près nuls, sauf en termes des dégâts occasionnés chez ses sujets d’expérimentations. Aujourd’hui, 32 ans après la clôture officielle de l’opération de la CIA, il semble que les décideurs américains n’aient mis un frein ni à leur consommation de films de science-fiction, ni à leur obsession de puissance illimitée, à ce détail près qu’aujourd’hui, c’est l’OTAN qui rêve toute éveillée à un contrôle total des esprits. Sans même parler de la paranoïa de leur vision, qui ne s’est guère améliorée depuis les grands jours des Dr Folamour de la Guerre froide, ou de leur dédain total pour les populations, encore cette fois considérées comme de simples cobayes. Plus ça change…


Par Ben Norton
Paru sur The Grayzone sous le titre Behind NATO’s ‘cognitive warfare’: ‘Battle for your brain’ waged by Western militaries et Consortium News sous le titre NATO’s Plans to Hack Your Brain

telekheia.fr

Entelekheia.fr

OTAN : La « guerre cognitive » est lancée, première partie

PAR ADMIN · PUBLIÉ 11 OCTOBRE 2021 · MIS À JOUR 13 OCTOBRE 2021

Cognitif, définition simple : « Le mot cognitif est un adjectif qualifiant les processus par lesquels un être humain acquiert des connaissances sur son environnement.

La cognition est l’ensemble des grandes fonctions de l’esprit liées à la connaissance (perception, langage, mémoire, raisonnement, décision, mouvement…). On parle ainsi des fonctions cognitives supérieures pour désigner les facultés que l’on retrouve chez l’être humain comme le raisonnement logique, le jugement moral ou esthétique… (voir éthologie).

Les sciences cognitives étudient la cognition de divers points de vue (psychologique, neurologique, linguistique, épistémologique…) »

Au cours des années 1950 à 70, dans le cadre du projet de sinistre mémoire MK-Ultra, la CIA tentait de manipuler les cerveaux à travers des substances comme le LSD, des électrochocs et d’autres méthodes toutes plus contestables les unes que les autres, pour des résultats à peu près nuls, sauf en termes des dégâts occasionnés chez ses sujets d’expérimentations. Aujourd’hui, 32 ans après la clôture officielle de l’opération de la CIA, il semble que les décideurs américains n’aient mis un frein ni à leur consommation de films de science-fiction, ni à leur obsession de puissance illimitée, à ce détail près qu’aujourd’hui, c’est l’OTAN qui rêve toute éveillée à un contrôle total des esprits. Sans même parler de la paranoïa de leur vision, qui ne s’est guère améliorée depuis les grands jours des Dr Folamour de la Guerre froide, ou de leur dédain total pour les populations, encore cette fois considérées comme de simples cobayes. Plus ça change…


Par Ben Norton
Paru sur The Grayzone sous le titre Behind NATO’s ‘cognitive warfare’: ‘Battle for your brain’ waged by Western militaries et Consortium News sous le titre NATO’s Plans to Hack Your Brain


Les gouvernements occidentaux de l’alliance militaire de l’OTAN développent des tactiques de « guerre cognitive », utilisant les menaces supposées de la Chine et de la Russie pour justifier de mener une « bataille pour votre cerveau » dans le « domaine humain », et « faire de chacun une arme ».

L‘OTAN développe de nouvelles formes de guerre pour mener une « bataille pour le cerveau », selon les termes de l’alliance militaire.

Le cartel militaire de l’OTAN dirigé par les États-Unis a testé de nouveaux modes de guerre hybride contre les adversaires qu’il s’invente, notamment la guerre économique, la cyberguerre, la guerre de l’information et la guerre psychologique.

Aujourd’hui, l’OTAN met au point un tout nouveau type de combat qu’elle a baptisé « guerre cognitive ». Décrite comme une « militarisation des sciences du cerveau », cette nouvelle méthode consiste à « pirater l’individu » en exploitant « les vulnérabilités du cerveau humain » afin de mettre en œuvre une « ingénierie sociale » plus sophistiquée.

Jusqu’à récemment, l’OTAN avait divisé la guerre en cinq domaines opérationnels différents : air, terre, mer, espace et cyberespace. Mais avec son développement de stratégies de guerre cognitive, l’alliance militaire discute d’un nouveau niveau, le sixième : le « domaine humain ».

Une étude réalisée en 2020 sous l’égide de l’OTAN sur cette nouvelle forme de guerre explique clairement : « Alors que les actions menées dans les cinq domaines sont exécutées pour engendrer un effet sur le domaine humain, l’objectif de la guerre cognitive est de faire de chacun une arme. »

« Le cerveau sera le champ de bataille du 21e siècle », souligne le rapport. « Les humains sont le domaine contesté » et « les conflits futurs se produiront probablement d’abord numériquement, puis physiquement, à proximité des centres de pouvoir politique et économique ».

Page de couverture de l’étude de 2020 sur la guerre cognitive parrainée par l’OTAN

Si l’étude parrainée par l’OTAN insiste sur le fait qu’une grande partie de ses recherches sur la guerre cognitive est conçue à des fins défensives, elle concède également que l’alliance militaire développe des tactiques offensives, déclarant : « L’humain représente très souvent la première des vulnérabilités, et il convient de le reconnaître afin de protéger le capital humain de l’OTAN, et aussi de tirer parti des vulnérabilités de nos adversaires. »

Dans une révélation glaçante, le rapport dit explicitement que « l’objectif de la guerre cognitive est de nuire aux sociétés, pas seulement aux militaires. »

Avec des populations civiles entières dans la ligne de mire de l’OTAN, le rapport souligne que les armées occidentales doivent travailler plus étroitement avec le monde universitaire, pour transformer les sciences sociales et humaines en armes, et aider l’alliance à développer ses capacités de guerre cognitive.

L’étude décrit ce phénomène comme « la militarisation des sciences du cerveau ». Mais il semble évident que le développement de la guerre cognitive par l’OTAN conduira à une militarisation de tous les aspects de la société et de la psychologie humaines, des relations sociales les plus intimes jusqu’à l’esprit de chacun soi-même.

Cette militarisation globale de la société est reflété par le ton paranoïaque du rapport parrainé par l’OTAN, qui met en garde contre « une cinquième colonne intégrée, où chacun, à son insu, se comporte selon les plans de l’un ou de l’autre de nos concurrents ». L’étude indique clairement que ces « concurrents » censés exploiter la conscience des dissidents occidentaux sont la Chine et la Russie.

En d’autres termes, ce document montre que les figures du cartel militaire de l’OTAN considèrent de plus en plus leur propre population nationale comme une menace, craignant que les civils ne soient de potentielles cellules dormantes chinoises ou russes, de redoutables « cinquièmes colonnes » qui remettent en cause la stabilité des « démocraties libérales occidentales ».

Le développement par l’OTAN de nouvelles formes de guerre hybride intervient à un moment où les campagnes militaires des États membres ciblent leurs populations nationales à un niveau sans précédent.

L’Ottawa Times a rapporté en septembre dernier que le Commandement des opérations conjointes de l’armée canadienne a profité de la pandémie de Covid-19 pour mener une guerre de l’information contre sa propre population, en testant des tactiques de propagande sur des civils canadiens.

Des rapports internes commandités par l’OTAN suggèrent que cette publication ne fait qu’effleurer la surface d’une vague de nouvelles techniques de guerre non conventionnelles employées dans le monde entier par les armées occidentales.

Le Canada accueille le « Défi innovation de l’OTAN » sur la guerre cognitive

Deux fois par an, l’OTAN organise un événement de type « pitch » qu’elle appelle « Défi innovation ». Ces campagnes, organisées alternativement au printemps et à l’automne par les États membres, font appel à des entreprises privées, des organisations et des chercheurs pour aider à développer de nouvelles tactiques et technologies pour l’alliance militaire.

Ces défis de type piscine à requins reflètent l’influence prédominante de l’idéologie néolibérale au sein de l’OTAN, puisque les participants mobilisent des acteurs du marché, des partenariats public-privé et la promesse de récompenses en espèces sonnantes et trébuchantes pour faire progresser le programme du complexe militaro-industriel.

Le Défi innovation de l’automne 2021 de l’OTAN est organisé par le Canada et s’intitule « La menace invisible : Outils pour contrer la guerre cognitive ».

« La guerre cognitive cherche à changer non seulement ce que les gens pensent, mais aussi la façon dont ils agissent », a écrit le gouvernement canadien dans sa déclaration officielle pour le défi. « Les attaques contre le domaine cognitif impliquent l’intégration de capacités de la cybernétique, de la désinformation/mésinformation, de la psychologie et de l’ingénierie sociale. »

Le communiqué de presse d’Ottawa poursuit : « La guerre cognitive positionne l’esprit comme un espace de combat et un domaine de conflits. Son objectif est de semer des dissonances cognitives, de susciter des récits contradictoires, de polariser l’opinion et de radicaliser les groupes. La guerre cognitive peut inciter les gens à agir d’une manière qui peut perturber ou fragmenter une société qui autrement, aurait été cohésive. »

Des responsables militaires canadiens soutenus par l’OTAN discutent de guerre cognitive lors d’une table ronde

Un groupe de conseil appelé Association OTAN du Canada s’est mobilisé pour soutenir ce Défi innovation, travaillant en étroite collaboration avec des entrepreneurs du secteur de la défense pour inciter le secteur privé à investir dans de nouvelles recherches au service de l’OTAN – et de ses propres buts.

Bien que l’Association OTAN du Canada (acronyme anglais NAOC) soit techniquement une ONG indépendante, sa mission est de promouvoir l’OTAN, et l’organisation s’en vante sur son site Web : « La NAOC entretient des liens étroits avec le gouvernement du Canada, notamment avec Affaires mondiales Canada (ministère des affaires étrangères du Canada) et le Département de la Défense nationale. »

Dans le cadre de ses efforts de promotion de son Défi innovation, la NAOC a organisé une table ronde sur la guerre cognitive le 5 octobre.

Le chercheur qui a rédigé l’étude sur la guerre cognitive parrainée par l’OTAN en 2020, François du Cluzel, a participé à l’événement, aux côtés d’officiers militaires canadiens affiliés à l’OTAN.

Le panel du 5 octobre sur la guerre cognitive, organisé par l’Association OTAN du Canada

Le panel était supervisé par Robert Baines, président de l’Association OTAN du Canada. Elle était animée par Garrick Ngai, un responsable du marketing dans l’industrie de l’armement qui est conseiller auprès du ministère canadien de la Défense nationale et vice-président et directeur de la NAOC.

Baines a ouvert l’événement en indiquant que les participants discuteraient de « guerre cognitive, le nouveau domaine de compétition où des acteurs étatiques et non étatiques cherchent à influencer ce que les gens pensent et comment ils agissent ».

Le président de la NAOC s’est également réjoui des  » opportunités lucratives pour les entreprises canadiennes  » que promettait ce défi innovation de l’OTAN.

Un chercheur de l’OTAN décrit la guerre cognitive comme des  » façons de nuire au cerveau « 

Le panel du 5 octobre a débuté par l’intervention de François du Cluzel, un ancien officier militaire français qui a contribué en 2013 à la création du NATO Innovation Hub (iHub, hub d’innovation de l’OTAN), qu’il dirige depuis cette date depuis sa base de Norfolk, en Virginie.

Bien que l’iHub insiste sur son site Web, pour des raisons juridiques, sur le fait que les « opinions exprimées sur cette plateforme ne constituent pas des points de vue de l’OTAN ou de toute autre organisation », l’organisation est parrainée par le Commandement allié Transformation (acronyme anglais ACT), qui est décrit comme « l’un des deux commandements stratégiques à la tête de la structure de commandement militaire de l’OTAN. »

Le hub d’innovation agit donc comme une sorte de centre de recherche ou de think tank interne de l’OTAN. Ses recherches ne relèvent pas nécessairement de la politique officielle de l’OTAN, mais elles sont directement soutenues et supervisées par l’OTAN.

En 2020, le Commandant suprême allié Transformation (SACT) de l’OTAN a chargé Du Cluzel, en tant que responsable de l’iHub, de mener une étude de six mois sur la guerre cognitive.

Du Cluzel a résumé ses recherches lors du panel d’octobre dernier. Il a commencé ses remarques en notant que la guerre cognitive « est actuellement l’un des sujets les plus brûlants pour l’OTAN » et « est devenue un terme récurrent dans la terminologie militaire au cours de ces dernières années. »

Bien que français, Du Cluzel a souligné que la stratégie de guerre cognitive « est actuellement développée par mon commandement ici à Norfolk, aux États-Unis ».

Le responsable du Hub d’innovation de l’OTAN s’est exprimé à l’aide d’une présentation PowerPoint, et a commencé par une diapositive décrivant la guerre cognitive comme « une bataille pour le cerveau. »

« La guerre cognitive, Une bataille pour le cerveau »

« La guerre cognitive est un nouveau concept qui commence dans la sphère de l’information, c’est une sorte de guerre hybride », a déclaré Du Cluzel.

« Cela commence avec l’hyper-connectivité. Tout le monde a un téléphone portable », a-t-il poursuivi. « Cela commence par l’information car l’information est, si je puis dire, le carburant de la guerre cognitive. Mais cela va bien au-delà de la seule délivrance d’informations, qui est une opération en elle-même – la guerre de l’information est une autre opérationen elle-même. »

La guerre cognitive se recoupe avec les entreprises de la Big Tech et de la surveillance de masse, car « il s’agit d’exploiter les mégadonnées », explique du Cluzel. « Nous produisons des données partout où nous allons. Chaque minute, chaque seconde où nous allons en ligne. Et c’est extrêmement facile de tirer parti de ces données pour mieux vous connaître, et utiliser ces connaissances pour changer votre façon de penser. »

Naturellement, le chercheur de l’OTAN a affirmé que les « adversaires » étrangers sont des agresseurs employant des techniques de guerre cognitive. Mais dans le même temps, il a précisé que l’alliance militaire occidentale développe ses propres tactiques. Du Cluzel a défini la guerre cognitive comme « l’art d’utiliser des technologies pour modifier la cognition de cibles humaines ».

En partant du haut : « Information, hyperconnectivité, données, cyber, guerre hybride, NBIC, armes neurologiques, émergence de la guerre cognitive, confiance, prise de décision, cognition. Définition provisoire : l’art d’uiliser les technologies pour altérer la cognition de cibles humaines. »

Ces technologies, a-t-il noté, intègrent les domaines de la NBIC – nanotechnologie, biotechnologie, technologie de l’information et sciences cognitives. L’ensemble forme une sorte de cocktail très dangereux qui permet de manipuler davantage le cerveau », a-t-il déclaré.

Du Cluzel a poursuivi en expliquant que cette nouvelle méthode d’attaque non conventionnelle « va bien au-delà

de la guerre de l’information ou des opérations psychologiques (psyops).

« La guerre cognitive n’est pas seulement une lutte contre ce que nous pensons, mais c’est plutôt une lutte contre la façon dont nous pensons, si nous pouvons changer la façon dont les gens pensent », a-t-il déclaré. « C’est beaucoup plus puissant et cela va bien au-delà de la [guerre] de l’information et des opérations psychologiques ».

De Cluzel poursuit : « Il est crucial de comprendre qu’il s’agit d’un jeu sur notre cognition, sur la façon dont notre cerveau traite l’information et la transforme en connaissance, plutôt qu’un jeu qui porte uniquement sur l’information ou sur les aspects psychologiques de notre cerveau. Ce n’est pas seulement une action contre ce que nous pensons, mais aussi une action contre la façon dont nous pensons, la façon dont nous traitons l’information et la transformons en connaissance. »

« En d’autres termes, la guerre cognitive n’est pas seulement un autre mot, un nouveau nom pour la guerre de l’information. C’est une guerre contre notre processeur individuel, notre cerveau ».

Le chercheur de l’OTAN a souligné que « cela est extrêmement important pour nous, les militaires », car « cela a le potentiel, en développant de nouvelles armes et de nouveaux moyens de nuire au cerveau, d’engager les neurosciences et la technologie dans de très nombreuses approches différentes pour influencer l’écologie humaine… car vous savez tous qu’il est très facile de transformer une technologie civile en technologie militaire. »

Cette diapo compare les psyops et la guerre cognitive, pour conclure que les psyops s’adressent à ce que nous pensons, alors que la guerre cognitive s’adresse à la façon dont nous pensons. 

Quant à savoir qui pourraient être les cibles de la guerre cognitive, du Cluzel a révélé que tout le monde est concerné.

« La guerre cognitive a une portée universelle, en commençant par l’individu jusqu’aux États et aux organisations multinationales », a-t-il déclaré. « Son champ d’action est global et vise à prendre le contrôle de l’être humain, civil comme militaire. »

Et le secteur privé a un intérêt financier à faire progresser la recherche sur la guerre cognitive, a-t-il noté : « Les investissements mondiaux massifs réalisés dans le domaine des neurosciences laissent penser que le domaine cognitif sera probablement l’un des champs de bataille de l’avenir. »

Le développement de la guerre cognitive transforme totalement le conflit militaire tel que nous le connaissons, a déclaré Du Cluzel, ajoutant « une troisième dimension de combat majeure au champ de bataille moderne : à la dimension physique et informationnelle s’ajoute désormais une dimension cognitive ».

Cela « crée un nouvel espace de compétition au-delà de ce que l’on appelle les cinq domaines d’opérations – ou domaines terrestre, maritime, aérien, cybernétique et spatial. La guerre dans l’arène cognitive mobilise un éventail plus large d’espaces de combat que ne peuvent le faire les seules dimensions physique et informationnelle. »

En bref, les humains eux-mêmes sont le nouveau domaine de ce nouveau mode de guerre hybride, aux côtés de la terre, de la mer, de l’air, du cyberespace et de l’espace.

Conclusion : Le cerveau est attaqué. La technologie, l’hyperconnectivité et la profusion de données font de l’humain la principale vulnérabilité. Les NBIC et les technologies cognitives ouvrent la voie à des manipulations du cerveau plus poussées. « Nous » sommes le domaine contesté. Notre premier souci est de protéger notre processus de prises de décisions.

Seconde partie ici. 

Source :

https://www.entelekheia.fr/2021/10/11/otan-la-guerre-cognitive-est-lancee-premiere-partie/

HOLLYWOOD,le grand mensonge

Mon grain de sel

Le cinéma est une invention mensongère, un miroir aux alouettes pour manipuler, corrompre et pervertir les gens. Son rôle le plus souvent est de présenter les choses autre que ce qu’elles sont. Les spectateurs voient le réel à travers ce prisme déformant qu’est le grand écran, ce prisme qui grossit les détails insignifiants, qui transforment les acteurs en géants, les actrices en objets sexuels et le mensonge en vérité. « Hollywood est utilisé pour la programmation sociale et le contrôle de l’esprit et leur message est projeté dans la psyché du peuple américain… » dit Mel Gibson dans une interview.

L’exploitation du corps des femmes(actrices) pour booster la vente de tickets d’entrée s’accompagne de leur viol(consenti?) par les producteurs et autres réalisateurs. La prédation sexuelle fait rage dans cette usine à rêves(ou cauchemar selon), malgré sa dénonciation par la plupart des victimes et autres organisations des droits de l’homme et des femmes.

Hollywood, le temple du cinéma, a été créé par les riches juifs comme rapporté par le journal le Monde.fr . Dans le mysticisme juif, l’acte sexuel entre deux personnes est considéré comme la symbolique de l’union avec Dieu(1). Par conséquent, ils se sont adonnés à des pratiques sexuelles dépassant le stade communément admis.Ainsi, l’homosexualité (2), la pédophilie ,la fornication et l’adultère(3) relèvent de cette union mystique de la kabbale,ceci d’une part. D’autre part, le Talmud autorise la pédophilie comme c’est mentionné dans ces versets :

Sanhedrin 55b :
“il est autorisé à avoir des rapports sexuels avec une fille de trois ans et un jour.”

Sanhedrin 54b :
“si un homme commet la sodomie avec un garçon moins de neuf ans, ils ne sont pas coupables de la sodomie.”

Sanhedrin 59b :
“les rapports sexuels avec un garçon moins de huit ans n’est pas de la fornication.”

Kethoboth 11b :
“les rapports sexuels avec une fille moins de trois ans ne sont rien.”

Tel est Hollywood, le temple de la prédation sexuelle tant dans le réel que dans les films qu’il produit.

En conclusion, cette citation de Laurent Guyénot, auteur, tirée d’une interview donnée à Rivarol le 30 mai 2018 :

« Les juifs en Amérique ont été des révolutionnaires sexuels. Une grande partie des textes sur la libération sexuelle a été écrite par des juifs. Les chefs de file du mouvement qui poussa l’Amérique à adopter une vision plus libertaire du sexe étaient juifs. Les juifs furent aussi à l’avant-garde de la révolution sexuelle des années 1960. Wilhelm Reich, Herbert Marcuse et Paul Goodman ont remplacé Marx, Trotski et Lénine en tant qu’auteurs révolutionnaires incontournables. »

Notes

(1) Voir article complet ici :

 https://dzmewordpress.wordpress.com/2017/12/14/pratiques-sexuelles-dans-la-cabale-juive/

(2) » Des Juifs sont homosexuels, autant qu’ailleurs, c’est leur droit et les juger ou les en empêcher serait atroce. »David Isaac Haziza,philosophe juif. Source :

 https://tenoua.org/homosexualite-levitique/

(3) Voir : 

https://blideodz.wordpress.com/2017/12/06/lindustrie-judeo-pornographique/

(4) Voir :

 https://www.google.dz/amp/www.contre-info.com/talmud-un-best-of/amp#ampshare=http://www.contre-info.com/talmud-un-best-of

Ahmed Miloud

Autrefois machine à rêves, Hollywood est désigné comme le terrain de jeu de producteurs et acteurs prédateurs sexuels. Mais, sur l’écran, depuis les années 1920, on montre une autre réalité : ce sont les femmes qui sont les allumeuses. Inversion totale du réel, Hollywood a mis en place une idéologie du masque. Dans les films, les femmes sont des déesses ; dans la réalité, des victimes.

Il a vu une créature du tonnerre, toute en courbes voluptueuses. Elle s’avance sur scène, ondule et se met à chanter un blues sucré. Le client tape du pied comme un forcené, lance un hurlement interminable… Pas de doute, le loup de Tex Avery a envie de faire connaissance avec la pépée. Pendant longtemps, notre Wolfie de dessin animé a fait figure de dragueur invétéré, de harceleur sans remords. De plus, il faisait rire. L’ennui, c’est que les vrais persécuteurs, les loups hors de leur cage, sont à la une des journaux, aujourd’hui. Et ils ne font rire personne. Harvey Weinstein, Kevin Spacey, Steven Seagal, Dustin Hoffman… : réalisateurs, acteurs, producteurs – hétéros ou homos, grands ou petits -, la liste s’allonge de jour en jour. Hollywood, empire du vice ?

La mythologie de la capitale du cinéma date des années 1920, quand Roscoe Arbuckle, immense star comique, fut accusé de viol, puis de meurtre. Depuis, l’antre du péché a été cartographié. Les hommes ont la mauvaise part : les prédateurs, ce sont eux. Les femmes, elles, sont les victimes. Voilà pour la réalité des choses. Mais sur l’écran ? Là, les choses se compliquent…

Dès le début, les femmes furent des personnages importants, sur la pellicule. Mais pas derrière la caméra. La position de pouvoir était, avant tout, entre les mains viriles de ceux qui tournaient la manivelle. Les femmes incarnaient les fiancées ou les séductrices fatales, mais étaient parquées dans le cadre de la caméra. Leur fonction : être des images, rarement des créatrices (excepté quelques rares réalisatrices, Alice Guy-Blaché, Lois Weber, Anita Loos ou Dorothy Arzner).

L’envers du décor : l’esclavage sous les sunlights

Le star-système modela et imposa d’impossibles déesses idéales – Greta Garbo, Jean Harlow, Bette Davis, Katharine Hepburn, Grace Kelly, Marilyn Monroe… Toutes, sans exception, durent se battre contre la main de fer des producteurs et l’esclavage imposé par les studios. Ces batailles eurent lieu dans l’ombre. En pleine lumière, c’était différent : dans les années 1930, les sondages prouvaient que le cinéma était avant tout un spectacle destiné aux femmes. Il fallut attendre les années 1970, et la mort du code Hays (le code de censure) pour inverser le courant. En attendant, c’est Paulette Goddard, sublime beauté ex-épouse de Charlie Chaplin, qui eut le dernier mot : « Nous sommes compromises dès notre naissance », disait-elle dans Women, le film de George Cukor – lui-même homosexuel. Bref, le cinéma hollywoodien repose sur un mensonge.

Ou plutôt sur une inversion de la faute. Si les producteurs comme Mack Sennett ou Charlie Chaplin consommaient leurs vedettes féminines, en revanche, en coulisse, ce sont les femmes qui apparaissaient comme des prédatrices infernales. Quelques comiques osaient, quand même, passer pour des chasseurs, mais c’était l’exception. Laurel et Hardy coursaient les tentatrices de passage, Buster Keaton inventait mille stratagèmes pour conquérir sa belle, Harold Lloyd s’ingéniait à plaire, avec insistance, à l’élue de son coeur.

Cette prédation-là était douce. Elle mettra un demi-siècle à devenir brutale : le scandale provoqué par Le Dernier Tango à Paris (1972), film dans lequel un Marlon Brando quadragénaire dévoyait une Maria Schneider de 19 ans, attisa les passions, et devint le point de référence des féministes : ce film n’était-il pas la preuve de la puissance et de la coercition des fantasmes masculins ? De même, Le Genou de Claire (1970), avec un Jean-Claude Brialy de 37 ans poursuivant de ses assiduités l’adolescente Laurence de Monaghan (16 ans), n’était-ce pas, en version poétique, la marque de la chasse virile ? Deux films, deux regards. Mais deux films à contre-pied.

Car ce qui se dégage, dans l’histoire du cinéma, c’est exactement le contraire : les femmes sont les meneuses de jeu. Les loups, ce sont elles. Tout a commencé avec les héroïnes de Griffith : dans Le Lys brisé (1919), À travers l’orage (1920), Les Deux Orphelines (1921), Mary Pickford et Lillian Gish (ses deux actrices favorites) étaient pures, vierges, idéales, face à la cruauté et la saleté d’un monde pourri par le péché. Certains hommes, par essence, étaient des présences maléfiques, que d’autres (habités par Jésus) combattaient, et les femmes étaient sauvées par ces derniers. La morale victorienne héritée du XIXe siècle imposait à ces personnages féminins le mariage, fin nécessaire et aboutissement d’une vie. Lillian Gish, à la fin de sa vie, en 1987, ne nous disait-elle pas son étonnement de voir des acteurs et des actrices qui s’embrassaient sur la bouche, « en pénétrant avec la langue », précisait-elle avec une pointe de dégoût. Mais les héroïnes de Griffith, délicates, chastes, n’étaient pas seulement des victimes soumises. Elles étaient animées par l’énergie de la nouvelle Amérique, l’esprit de la Frontière. Elles se défendaient. Il en fut de même pour l’autre figure des années du muet : Gloria Swanson. C’est avec elle que tout se noue : dans la vie, Gloria Swanson est incontestablement une victime, déchirée par la prédation masculine. Mariée à 17 ans avec Wallace Beery, elle est violée par ce mari alcoolique et violent. Associée à Joseph Kennedy, le père du futur président, elle est assaillie par ce producteur marié, et ensuite à nouveau violée. Il ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Gloria Swanson, grande star, sera aussi dépouillée financièrement par cet homme sans scrupule. Voilà pour l’envers du décor. Sur l’écran, pourtant, c’est elle la prédatrice : dans Queen Kelly (1929), on la verra même manier le fouet avec une délectation toute perverse.

Des vies brisées au-delà des pires cauchemars

Lire la suite :

https://www.historia.fr/hollywoodle-grand-mensonge

Sous le masque des droits de l’homme, la perversion

La route de la soie du XXIe siècle

Ces questions sont d’autant plus légitimes que l’Afghanistan au centre de l’Eurasie, enclavé entre la Chine, l’Iran et le Pakistan est riche en ressources minières, pétrole et gaz. Un Afghanistan devenu lieu stratégique à partir duquel les États-unis, par l’intermédiaire du Pakistan et de l’Arabie Saoudite joua le rôle de base de lancement de l’offensive contre l’empire des « impies », à savoir l’URSS et ses alliés politiques arabes de l’époque avec comme arme idéologique le Djihad d’inspiration salafiste et wahhabite. Sous la supervision du chef d’orchestre américain. Ainsi l’effondrement de l’Union soviétique et de l’Irak a ouvert les portes de l’Eurasie sur son flanc est avec la volonté de soumettre le Moyen-Orient. Contenir la Chine, la Russie et l’Iran tel est l’objectif stratégique de l’impérialisme.

En résumé, deux partitions se jouent dans cette région.

La première se joue sous la direction du chef suprême de l’OTAN.

L’autre partition échappe à ces derniers.

S’il faut qualifier de façon succincte les deux partitions, celle de l’Arabie Saoudite, de la Turquie et du Pakistan serait qualifiée de partition des vassaux au sens large. L’autre, celle des souverains.

Et c’est Z.Brzezinski, ancien conseiller du président états-unien, Jimmy Carter, qui, dans son ouvrage « Le grand échiquier » paru en 19971, donne un éclairage sur les enjeux géostratégiques dans l’Eurasie. Un éclairage toujours d’actualité où l’Afghanistan n’est qu’une pièce, parmi d’autres, posée sur l’échiquier.

Pour clore ce paragraphe et appuyer les propos ci-dessus, citer Z.Brzezinski facilite la tâche :

« Les trois quarts des ressources énergétiques connues y sont concentrées… L’Eurasie demeure, en conséquence, l’échiquier sur lequel se déroule le combat pour la primauté globale… Les conséquences géostratégiques de cette situation pour les États-unis sont claires : l’Amérique est bien trop éloignée pour occuper une position dominante dans cette partie de l’Eurasie, mais trop puissante pour ne pas s’y engager… Les États qui méritent tous les soutiens possibles de la part des États-unis sont l’Azerbaïdjan, l’Ouzbèkistan et l’Ukraine car ce sont tous les trois des pivots géopolitiques ».[1]

Autrement dit, les interventions politiques et militaires directes ou indirectes dans le monde arabe et en particulier, au Moyen-Orient, obéissent à cet impératif souligné par l’ancien conseiller. La maîtrise de la route de la soie du XXIe siècle est une condition nécessaire pour dominer le monde. Et c’est l’objectif de l’impérialisme israélo-occidental. Pour atteindre cet objectif dans la partie moyen-orientale, le haut fonctionnaire des Affaires étrangères israélien Oded Yinon conseillait, en 1982 dans « Stratégie pour Israël dans les années 80 »2, le morcellement des États arabes sur des bases religieuses et ethniques de l’Irak jusqu’au Maghreb.

Cela aurait été le cas de l’Irak, de la Syrie et du Liban sans l’aide politique et militaire de l’Iran, de la résistance libanaise dont le Hezbollah et irakienne sans oublier l’intervention militaire de la Russie. Ce morcellement est toujours d’actualité… Un exemple ? … La Libye, le Soudan… Quant au Maghreb, l’actualité géopolitique est en harmonie avec la Stratégie de l’État d’Israël.

Enfin pour clore ce paragraphe et afin de s’adapter au langage du XXIe siècle, il suffit de traduire « route » par « pipelines » ou « gazoduc » et « soie » par « pétrole et gaz ».

… Bref … Laissons le soin aux historiens dignes de ce titre d’écrire l’histoire de l’Afghanistan où le présent est toujours le passé.

Mais retenons trois dates,

  • 17 juillet 1973, renversement du roi Zaher et de l’ordre féodal par des forces progressistes afghanes et proclamation de la première République afghane.
  • 27 septembre 1996, le président M. Najibullah réfugié dans les locaux de l’ONU à Kaboul, prise par les Taliban, fut pris par ces derniers, fusillé et pendu à un réverbère. À quoi sert ce « machin » ?(surnom donné à ONU par C. de Gaulle).
  • Enfin la date que l’homme civilisé retient, le 11 septembre 2001, attentats des tours jumelles du World Trade Center, suivi de l’intervention de l’OTAN en Afghanistan.

On peut faire l’économie des détails entre ce 17 juillet et ce 11 septembre puisque les propos ci-dessous de l’ancien conseiller états-unien Z. Brzezinski nous le permet.

En effet, à une question du Nouvel Observateur daté du 15 janvier 19983, la réponse du conseiller est sans équivoque.

Question du Nouvel observateur :

• Lorsque les Soviétiques ont justifié leur intervention [24/12/1979] en affirmant qu’ils entendaient lutter contre une ingérence secrète des États-Unis en Afghanistan personne ne les a crus. Pourtant il y avait un fond de vérité. Vous ne regrettez rien aujourd’hui ?

Réponse de Brzezinski
– Regretter quoi ? Elle a eu pour effet d’attirer les russes dans le piège afghan.

Une réponse qui suggère au journaliste une autre question.

• Vous ne regrettez pas non plus d’avoir favorisé l’intégrisme islamiste, d’avoir donné des armes, des conseils à de futurs terroristes ?

Réponse du joueur d’échec Brzezinski
– Qu’est-ce qui est le plus important au regard de l’histoire du monde ? Les Taliban ou la chute de l’Union soviétique ? Quelques excités islamistes ou la libération de l’Europe centrale et la fin de la fin de la Guerre froide ?

Et du côté de l’État d’Israël ?

C’est l’ancien ministre de l’Éducation israélien Neftali Bennet, actuel premier ministre qui répond :

« Daech est un gros problème mais d’ordre tactique. Nous ne sommes pas prêts à sacrifier un intérêt stratégique consistant à interdire la création d’un empire iranien s’étendant de Téhéran à la mer méditerranéenne, pour un problème tactique »4. Du Brzezinski sur mesure !

On ne peut que remercier les journalistes Denis Souchon, Alain Gresh et l’ancien directeur du monde diplomatique, Ignacio Ramonet (1990-2008) qui, chacun, à sa manière, avait analysé l’imposture de l’impérialisme soutenu par des intellectuels français, des révolutionnaires sans révolution.

Quand Bernard Kouchner défend « les barbares afghans »5Quand les djihadistes étaient nos amis6L’adversaire7

Un seul mot permet de qualifier l’état d’esprit passé et présent : Cynisme…

Autre définition de la perversion : l’immoralisme du moralisme8

Enfin, pour conclure, on ne peut pas omettre de souligner l’éclair de lucidité qui a ébranlé le cerveau de Hubert Védrine le 13 août 2021… Nous avons menti à ces peuples… L’Afghanistan est le tombeau du droit d’ingérence… Je trouve indigne d’avoir fait miroiter à ces populations nos valeurs droit-de-l’hommiste[8]… Prise de conscience ou délire ?

Nores

  1. Zbigniew Brzezinski : Le grand échiquier. Bayard Editions, 1997. p. 59, 61, 193 et 194.
  2. renenaba.com/revue-detude-palestiniennes-n-14-fevrier-1982
  3. mediapart.fr/danyves/8-dec-2015-oui-la-cia
  4. lorientlejour.com/nouvel-avertissement
  5. mondediplo.net/2008/10/02/Quand-Bernard-Kouchner-defend
  6. monde-diplomatique.fr/2016/02/54701
  7. monde-diplomatique.fr/2001/10/7811
  8. hivelocity2.french.almanar.com.lb/2128601

Source :

https://reseauinternational.net/sous-le-masque-des-droits-de-lhomme-la-perversion/

Les ONG, Le cheval de Troie des États-Unis

Source :

https://reseauinternational.net/les-ong-le-cheval-de-troie-des-etats-unis/

Cela s’est passé un 25 octobre 1541, la défaite de Charles Quint à Alger

cha2

Il y a 477 ans, Charles Quint attaquait Alger en personne, à la tête d’une grande armée. L’expédition sera un désastre et l’empereur quittera El Djazaïr en grand perdant, le 25 octobre 1541.

Justifié par les guerres de prééminence religieuse entre l’Islam et la chrétienté, la piraterie dite « barbaresque » (Afrique du nord), comme la piraterie chrétienne, s’intègre dans le contexte des opérations guerrières menées de part et d’autre. Durant tout le XVIe siècle, la piraterie « barbaresque » est souveraine dans toute la Méditerranée voire même au-delà du détroit de Gibraltar et jusqu’en Islande. Cette piraterie était, à ses débuts, une forme de « djihad » contre les chrétiens qui les avaient chassés d’Espagne : « Après la chute de Grenade en 1492, la Reconquista est terminée. Beaucoup de Maures refusent de vivre dans un monde chrétien et se réfugient en Afrique du Nord, base de départ de leurs ancêtres, le cœur rempli de ressentiment contre la chrétienté, avec un désir de revanche. Sur place, le peuple berbère souffre de la défaite de l’Islam andalou. L’émotion berbère, attisée par les marabouts, explique la piraterie, car faute de pouvoir lever des armées à la reconquête de l’Andalousie, les navires maures vont semer la terreur et la désolation sur les côtes ibériques. » (Roland Courtinat)

La piraterie deviendra au fil des siècles «Brigandage», soutenue, voire encouragée, par les différents Deys d’Alger car source de richesses pour la Régence. Et du XV au XVII siècle, toutes les opérations punitives tentées contre la Régence d’Alger se révéleront désastreuses, principalement celle de Charles Quint en 1541, dont voici le récit selon différentes sources.

Ces terribles pirates se rendirent tellement redoutables, qu’ils avaient interrompu tout commerce dans la Méditerranée; l’Europe entière souffrait de leurs brigandages. Pour cette raison et certainement pour faire oublier de récentes défaites par quelque action d’éclat, Charles Quint décida de diriger en personne une expédition décisive contre Alger.

Après cinq années de préparatifs minutieux, « une immense armada de 65 galères et 450 bateaux de transport des troupes, avec 24 000 hommes de guerre commandés par les plus grands capitaines espagnoles, dont Cortez le conquistador du Mexique, se dirigea sur El Djazaïr. Cette armée rassemblait des forces de nombreux pays chrétiens : Espagnols, Allemands, Siciliens… Le débarquement eut lieu le 23 octobre 1541, près de l’embouchure de l’Oued El Harrach » (Mahfoud Keddache)

Les Musulmans voulurent les empêcher de débarquer, mais les vaisseaux tirèrent contre eux depuis la mer et ils laissèrent le champ libre aux ennemis qui purent descendre à terre. Ils passèrent la nuit près de la ville dans un endroit appelé El H’ammah.

Il y avait un des principaux Turcs, du nom d’El-Hadj Bacha qui résolut d’aller attaquer la nuit les Chrétiens. On lui ouvrit les portes de la ville, il prit un étendard à la main et sortit avec une troupe nombreuse de musulmans. Les infidèles ne s’en doutèrent pas. Les Musulmans jetèrent le désarroi parmi eux et firent une décharge de fusils en une seule fois. Ils lancèrent aussi des flèches ce qui causa un trouble extraordinaire. Le roi s’éveilla en sursaut, appela les grands et les courtisans les plus familiers et leur dit : « Est-ce là ce que vous m’annonciez que les Algériens ne tiendraient pas devant notre attaque ? Voyez ce qu’ils font cette nuit ! » Les Musulmans rentrèrent dans la ville après avoir tué beaucoup d’ennemis. (Georges Marais)

Le jour levé, les Chrétiens se mirent en marche vers la ville et s’approchèrent des murailles. on commença à leur envoyer, des remparts, des coups de canon, des balles et des flèches. Ce jour-là des soldats turcs marchèrent au combat et montrèrent une grande valeur, parmi eux : El H’adj Bacha, El H’adj Mâmi, Khidr, El H’adj Bekir, qui livrèrent jusqu’à la nuit une bataille acharnée. Les ennemis revinrent à Ras Tafourah où ils établirent leur campement. Ils s’emparèrent de toutes les collines et se disposèrent à attaquer la ville. Ils plantèrent leurs étendards déployés sur le Koudiat es-Saboun (La colline du savon, actuel Fort l’Empereur), mais les habitants faisaient des décharges de tous côtés et les coups arrivaient fréquemment sur les vaisseaux qui étaient en mer.

Le lendemain soir, une violente tempête rompit les câbles des navires. Cette tempête est attribuée, selon la légende, à Sidi Bou Gueddour, « un marabout, qui la provoqua en jetant des marmites dans la mer » (Mahfoud Keddache )

D’autres sources rapporte les faits de Ouali Dada, saint homme d’origine turque, qui « parcouru la ville pour relever les courages défaillants, entra dans la mer jusqu’à la ceinture et, la frappant du bâton qu’il tenait à la main, souleva la terrible tempête » (Georges Marais)

Hassan Agha profita de cette providence climatique pour faire sortir ses janissaires et attaquer les chrétiens. La tempête de plus en plus forte, 140 navires échouèrent sur la plage avec tous leurs vivres. L’amiral qui se nommait Andoria (André Doria) eut l’esprit troublé comme tous ceux qui étaient à bord des navires. Il se retira au cap Matifou et dut prier l’empereur de renoncer au siège. D’autant que  du côté de Koudiat Es Saboun, le combat était de plus en plus acharné.

Charles Quint reconnu qu’il devait renoncer à Alger, s’estimant heureux si lui et ses soldats pouvait avoir la vie sauve. Le temps pressait, car si les gens des vaisseaux périssaient sur le rivage, l’armée n’aurait aucun moyen de revenir dans son pays.

L’empereur quitta alors la ville et campa près de l’oued El Harrach. « La faim pressait les ennemis : ils mangèrent 400 chevaux et passèrent cette nuit sous des torrents de pluie, tandis que les Arabes et les Kabyles lançaient sur eux des balles et des pierres et les attaquaient à l’improviste. » (Georges Marais)

Les attaques sur les soldats chrétiens se multipliaient et beaucoup périrent avant l’arrivée à Tementfous. Charles Quint y demeura quelques jours jusqu’à ce que l’agitation de la mer fût calmée. Alors il s’embarqua sur les vaisseaux qui restaient, se repliât sur Bougie, mais son armée n’y trouvant pas de ravitaillement, dut quitter le port et rentrer en piteux état à Carthagène.

L’empereur perdit un grand nombre de vaisseaux de guerre et de transport, petits et grands, des galères et des galiotes, ainsi que 200 pièces de canons. Par ailleurs, il abandonna beaucoup de femmes et d’enfants qui étaient venus avec lui, leur nombre s’élèverait à 1300. Aucun cheval ne revint, non plus, les uns périrent dans le combat, les autres furent mangés.

Cette défaite eut un immense retentissement en Europe et un écho extraordinaire au Maghreb. La population en liesse fêta et célébra le triomphe d’El Djazaïr durant plusieurs jours.

Hassan Agha envoya à la Sublime Porte un rapport détaillé sur la défaite de Charles Quint et le sultan le nomma pacha et gouverneur d’El Djazaïr. Ce qui lui permit d’étendre son autorité vers d’autres régions.

  1. « La piraterie barbaresque en Méditerranée XVIe-XIXe siècle », de Roland Courtinat. Editions Dualpha. 2008.
  2. « L’Algérie des Algériens, de la préhistoire à 1954 », de Mahfoud Kaddache. Edif 2000. 2003.
  3. Article de Georges Marais dans « Feuillets d’El Djezaïr ». Juillet 1941. (Parmi les sources de l’auteur : «Documents musulmans sur le siège d’Alger par Charles-Quint en 1541 », une importante étude de M. R. Basset figurant dans le «bulletin trimestriel de Géographie et d’Archéologie» de la Province d’Oran, tome X, année 1890, page 171, lequel s’appuyait sur le Manuscrit du Mehkeme, visiblement l’œuvre d’un témoin oculaire et dont certaines parties seraient empruntées au rapport que Hassan Agha expédia à Constantinople)
  4. Gravure « Expédition de Charles-Quint contre Alger » (Léon Galibert, p. 184)

Source :

https://babzman.com/cela-sest-passe-un-25-octobre-1541-la-defaite-de-charles-quint-a-alger/

La Nation Algérienne a toujours existé au grand dam de la France

Allemagne, traité de Paix entre Hambourg et l’Algérie, 1751, médaille argent par Ph. H. Gödecke

Contrairement aux propos de De Gaulle(1), récemment repris par le président français Emmanuel Macron(2),  la nation algérienne a toujours existé et ce, depuis des temps immémoriaux.

Médaille sarcastique de 1689 commémorant le traité de paix entre la l’Algérie et la France montrant Raïs Hamidou tenant la tête de Louis XIV

La lutte acharnée contre l’occupant français de 1830 à 1962 et qui s’est soldée par l’indépendance de l’Algérie est la preuve de l’existence de cette nation. La France voit de mauvais œil que l’Algérie reste attachée à son histoire. Elle veut faire oublier les atrocités qu’elle a fait subir au peuple Algérien durant son occupation  de l’Algérie pendant 132 ans, atrocités qui ont fait plus de 5 millions de victimes majoritairement civiles.
Cet entêtement de la France à ne pas reconnaître ses crimes à l’encontre des Algériens restera toujours un contentieux colonial qu’elle doit régler en présentant des excuses officielles à son ancienne colonie.

Chemseddine Chitour, universitaire et ancien ministre algérien

Le Pr Chemseddine Chitour(photo ci-dessus), universitaire et ancien ministre algérien, écrit dans un article: « À bien des égards, le ressentiment et non la haine que nous éprouvons sont des répliques d’un tremblement de terre qui a eu lieu le 5 juillet 1830. Notre société, qui a été profondément déstructurée, n’a pas pu participer en son temps au mouvement de l’Histoire. Qui sait si nous n’aurions pas évolué d’une façon plus positive, si nous n’avions pas subi une colonisation sanguinaire qui est un crime contre l’humanité. Il est immoral que la France considère qu’elle a soldé ses comptes en 1962. Nous devons sans cesse avant toute négociation militer pour la restitution de nos archives, seule mémoire qui nous permettra de conforter le récit national qui s’étale sur plus de 23 siècles documentés.

De ce fait, la vraie dette de la France est entière et ce ne sont pas des actions cosmétiques qui nous permettront de regarder ensemble dans la même direction. L’Algérie est une pièce importante dans cette Méditerranée de tous les dangers et qui a un grand besoin de stabilité. La France devrait avoir cela en tête et opposer le peuple à son armée est un mauvais calcul. Seul un respect réciproque permettra d’amener la confiance.

À bien des égards, le ressentiment et non la haine que nous éprouvons sont des répliques d’un tremblement de terre qui a eu lieu le 5 juillet 1830. Notre société, qui a été profondément déstructurée, n’a pas pu participer en son temps au mouvement de l’Histoire. Qui sait si nous n’aurions pas évolué d’une façon plus positive, si nous n’avions pas subi une colonisation sanguinaire qui est un crime contre l’humanité. Il est immoral que la France considère qu’elle a soldé ses comptes en 1962. Nous devons sans cesse avant toute négociation militer pour la restitution de nos archives seule mémoire qui nous permettra de conforter le récit national qui s’étale sur plus de 23 siècles documentés.

De ce fait, la vraie dette de la France est entière et ce ne sont pas des actions cosmétiques qui nous permettront de regarder ensemble dans la même direction. L’Algérie est une pièce importante dans cette Méditerranée de tous les dangers et qui a un grand besoin de stabilité. La France devrait avoir cela en tête et opposer le peuple à son armée est un mauvais calcul. Seul un respect réciproque permettra d’amener la confiance.« 

(1) Voir vidéo :

(2) Voir vidéo :

Lire article :

France : Les provocations d’Emmanuel Macron contre l’Algérie

Lire aussi « Traités de paix Algérie-USA 1795 et suivants » :

https://www.djazairess.com/fr/elwatan/42568

La France a-t’elle oublié ce pan de l’histoire ?