La tyrannie du bonheur

Faire le bien et proscrire le mal, deux traits de caractère de l’être humain qui font de lui un être de conscience, un être doué de raison. Pour celà, il faut lutter contre les passions des choses qu’on désire et qui ne sont en fait que des objets de jouissance éphémère.
A ce propos, l’académicien et romancier français Victor Cherbuliez (1881 -1899) dit :
 » La passion aspire à posséder quelque chose, elle a toujours un but qu’elle poursuit sans relâche et jusqu’à perte d’haleine. La passion est remuante, agissante ; si elle le pouvait, s’il le fallait, la passion bouleverserait le monde pour arriver à ses fins. La lutte est son élément, elle ne connaît pas la fatigue, elle ne s’accorde aucun repos et n’en accorde point aux autres. (Victor Cherbuliez ; Le cœur sensible, 1911)
On a tous des passion mais il faut les maîtriser et ne pas les laisser nous dominer. Si on y arrive, c’est un grand pas vers le bonheur, bonheur senti au profond de soi-même : c’est ce qu’on appelle le bien-être intérieur.
Mais, comme le dit Jean-Jacques Rousseau. »(1712 – 1778), je cite : » Il n’y a point de bonheur sans courage, ni de vertu sans combat. »
En conclusion, on doit lutter sans relâche pour son bonheur et le bonheur des autres. C’est le seul chemin à mon avis pour arriver à la paix de l’âme.
Ahmed Miloud

AnnabelleBaudin

La quête égocentrique de développement personnel serait-elle le leitmotiv de l’époque ?

En amour, en famille, et même au travail : nous nous devons de réussir et d’être heureux. La marchandisation des émotions est en plein essor et nous ne comptons plus les ouvrages qui nous enseignent toutes sortes de méthodes pour atteindre le graal. Se lever à quatre heures du matin, se lancer dans une litanie de mantras et de phrases d’auto-louanges : « Je suis un chef-d’œuvre, j’incarne le succès… ». Faire de la visualisation positive en restant profondément ancré dans le présent (sic), enlacer les arbres. Après tout, pourquoi pas ? Chacun peut y trouver son compte, quitte à souvent devoir sortir son portefeuille. Le prêt-à-réussir n’a pas de prix.

En toile de fond, une injonction sournoise nous est lancée. Et les insatisfaits encourent le risque d’apparaître comme incapables de tirer le meilleur parti d’eux-mêmes. Quant au manque de nuance de l’époque…

Voir l’article original 976 mots de plus

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s