L’esclavage en Islam par rapport au judaïsme et au christianisme | Ahmed Miloud

Mot à dire

L’esclavage a existé depuis la nuit des temps. Les détracteurs de l’Islam l’accusent injustement d’être une religion qui autorise l’asservissement des êtres humains comme s’ils étaient du bétail. En fait, ils transposent leur concept judéo-chrétien de l’esclavage sur l’Islam qui l’a aboli graduellement jusqu’à sa disparition dès le premier siècle de l’Hégire.

Comme symbole de l’affranchissement des esclaves, on peut citer le célèbre Compagnon du Prophète Mohammed, bénédiction et salut d’Allah sur lui, Bilal Ibn Rabah, qui, après avoir été libéré du joug de son exécrable maître païen Abou Jah’l, fut le premier muezzin dans l’histoire .

Par contre, le judaïsme et le christianisme, comme on le verra dans cet article, considèrent l’esclavage comme un droit naturel qui leur est réservé sur les autres nations non judéo-chrétiennes considérées comme inférieures (1)d’où ce racisme occidental qui perdure à ce jour sans compter la traite des blanches après la traite négrière dont d’est rendu célèbre ce même Occident . Ce dernier est allé jusqu’à exhiber ses esclaves dans des zoos humains (voir vidéo).

Voici un extrait de la bulle Romanus Pontifex du pape Nicolas V du 8 Janvier 1455 qui indique le sort à réserver aux ennemis du « Christ » :

“… pour envahir, traquer, capturer, vaincre et subjuguer tous les Sarrasins, païens et autres ennemis du Christ où qu’ils soient et de réduire leurs personnes en esclavage perpétuel…”

1) Le 28 juillet 1885, Jules Ferry déclara devant l’Assemblée Nationales Française : » Les races supérieures ont un droit sur les races inférieures. »Ces paroles de Jules Ferry ont été appliquées à la lettre par l’Occident judéo-chrétien dans les pays qu’il avait colonisés, notamment l’Algérie (2).

» Ces propos sur les races supérieures et inférieures sont la définition même du racisme, ils ouvrent la voie à des actes génocidaires, surtout sortant de la bouche du père de l’école publique laïque et obligatoire. »
Jean Suret-Canale, Afrique Noire, Géographie, Civilisations, Histoire, Éditions Sociales, page 244.

(2) Voir « La colonisation de l’Algérie par la France, une horreur biblique » :

https://dzmewordpress.wordpress.com/2018/02/25/la-colonisation-de-lalgerie-par-la-franceune-horreur-biblique/

Vidéo sur les zoos humains(cliquer sur l’image) :

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Vidéo « Les pays occidentaux qui ont bâti leurs richesses dur l’esclavage des noirs » :

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Voir vidéo « Les goyims sont nés pour servir les juifs’ :

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« L’esclavage a été pratiqué dans toutes les sociétés sédentaires et organisées… mais jamais il n’est allé de soi. Ainsi le savant Aristote se croyait-il obligé de le justifier dans un célèbre plaidoyer. Dans l’Antiquité, c’était le sort qui attendait ordinairement les prisonniers de guerre. Le mot latin qui désigne les esclaves (servus) dérive de conservare (« conserver la vie ») et rappelle cette origine. »(https://www.herodote.net/De_l_antiquite_nos_jours-synthese-16.php)

Ahmed Miloud

Les détracteurs de l’Islam prétendent que l’existence de l’esclavage dans le système islamique est en contradiction avec l’égalité totale prônée par l’Islam, qui assigne aux hommes une seule et même origine, et que cela porte atteinte aux droits de l’homme.

Réponse à ce préjugé :

Il faut tout d’abord rappeler brièvement que l’approbation de l’esclavage par l’Islam était le résultat de circonstances économiques et sociales particulières, étant donné que ce dernier fit son apparition dans une société qui dépendait quasi totalement de l’esclavage. C’était le cas, non seulement dans la Péninsule arabique où l’Islam apparut, mais aussi dans le reste du monde à l’époque où l’esclavage faisait partie des pratiques qui existaient dans les religions précédentes. Il est rapporté dans le Deutéronome, 20:10 – 20:16 : « Quand tu t’approcheras d’une ville pour l’attaquer, tu lui proposeras la paix. Si elle te répond par la paix et t’ouvre ses portes, tout le peuple qui s’y trouvera te sera tributaire et asservi. Si elle n’accepte pas la paix avec toi et qu’elle te fasse la guerre, alors tu l’assiégeras ; l’Éternel, ton Dieu, la livrera entre tes mains et tu en feras passer tous les mâles au fil de l’épée. Mais les femmes, les enfants, le bétail, tout ce qui sera dans la ville, tout son butin, tu le pilleras et tu mangeras le butin pris sur tes ennemis que l’Éternel, ton Dieu, t’aura livré. C’est ainsi que tu agiras à l’égard de toutes les villes qui sont très éloignées de toi et qui ne font point partie des villes de ces nations-ci. Mais dans les villes de ces peuples dont l’Éternel, ton Dieu, te donne l’héritage, tu ne laisseras la vie à rien de ce qui respire. »[1]

L’Islam a adopté une méthode à long terme, basée sur la progression, dans le but de mettre un terme à l’esclavage, comme ce fut le cas avec l’interdiction du vin. L’interdiction du vin ne s’est pas faite d’un seul coup, mais par étapes. Dans la première étape, ce verset fut révélé : ( Ils t’interrogent sur le vin et les jeux de hasard. Dis : « Dans les deux, il y a un grand péché et quelques avantages pour les gens ; mais dans les deux, le péché est plus grand que l’utilité. » )[2]
Quand les gens commencèrent à accepter le message, ce verset fut révélé : ( Ô les croyants ! N’approchez pas de la prière alors que vous êtes ivres, jusqu’à ce que vous compreniez ce que vous dites )[3].

Lorsque la foi commença à se raffermir dans leurs cœurs et qu’ils s’adonnèrent à l’Islam, à l’apprentissage et à l’acceptation de ses préceptes en donnant la prééminence aux injonctions d’Allah et de Son Prophète r sur toute chose, alors l’interdiction formelle du vin fut révélée dans cette parole d’Allah I : ( Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu’une abomination, œuvre du Diable. Écartez-vous-en, afin que vous réussissiez )[4].
En ce qui concerne l’esclavage, l’Islam a procédé de la même façon qu’il l’a fait avec le vin. Il n’a pas immédiatement éradiqué l’esclavage, mais a utilisé une méthode sage qui visait tout d’abord à dessécher ses sources afin d’arriver un jour à son éradication. Il commença par la première étape, qui consistait à libérer psychologiquement les esclaves du complexe de faiblesse, d’incapacité et d’infériorité qui les habitait. Il rétablit ainsi les esclaves dans leur dignité et leur humanité et fit d’eux des frères pour leurs maîtres, parce que l’esclavage en Islam n’est qu’un état temporaire.
Le Prophète r dit : « Ce sont vos frères, ces serviteurs qu’Allah a placés sous votre autorité. Quiconque est maître de son frère doit lui donner à manger de ce qu’il mange lui-même et doit l’habiller comme il s’habille lui-même. N’imposez point à vos serviteurs ce qui est au dessus de leurs forces, et s’il vous arrive de le faire, venez-leur en aide »[5].
L’Islam leur a aussi donné le droit de procréer, comme le dit le Prophète r dans ce hadith : « Quiconque castre son esclave, nous le castrons aussi »[6].
Il a recommandé la bonté et la douceur envers l’esclave, aussi bien par la parole que par l’acte. Allah I dit : ( Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté envers (vos) père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le voisin lointain, le compagnon, le voyageur dans le besoin et les esclaves en votre possession, car Allah n’aime pas, en vérité, tout présomptueux, arrogant )[7].

Plus édifiant encore, l’Islam a des égards pour leurs sentiments et interdit tout ce qui est de nature à leur rappeler leur triste condition. Le Prophète r dit à cet effet : « Qu’aucun de vous ne dise : mon esclave homme, mon esclave femme. Qu’il dise plutôt : mon serviteur, ma servante ou mon garçon »[8].

Il faut signaler qu’en Islam, l’esclavage ne touche que le corps, mais jamais la raison et la pensée. L’esclave est libre de rester dans sa religion et sa croyance s’il le désire. Comme à son habitude, l’Islam a encore donné le meilleur exemple en matière d’égalité entre les hommes et en matière de mérite fondé sur la piété, lorsqu’il a réuni les esclaves avec les hommes libres dans la fraternité. Il est allé plus loin, à travers l’exemple du Messager d’Allah r, qui, en dépit de sa noblesse et de sa position, a donné sa cousine Zaynab Bint Djahch t en mariage à son esclave affranchi Zayd t ; il le nomma aussi à la tête d’une armée dans laquelle se trouvaient de grands Compagnons comme soldats.

L’Islam a utilisé deux méthodes pour venir à bout de l’esclavage en toute tranquillité, sans susciter de désordre, de problèmes, de rancœurs et d’hostilité, ni causer de perturbation de la situation socio-économique :

La première méthode : elle consiste à restreindre les sources de l’esclavage qui étaient nombreuses :

– Les guerres sous toutes leurs formes. Les combattants de l’armée vaincue ne pouvaient échapper à l’un de ces deux sorts : l’exécution ou l’esclavage.

– Le débiteur en cessation de paiement devenait l’esclave de son créancier.

– L’autorité des parents leur conférait le droit de vendre leurs enfants, garçons comme filles.

– Le renoncement personnel à la liberté : certains étaient contraints par la nécessité de troquer leur liberté contre un bien quelconque.

– Le rapt, l’enlèvement et la piraterie : ceux qui en étaient victimes étaient traités comme des captifs et faits esclaves.

– La perpétration de certains crimes comme l’homicide, le vol, le viol. Le coupable devenait l’esclave de la victime ou de ses ayants droit.

– Les enfants d’une femme esclave étaient aussi considérés comme des esclaves, même si leur père était un homme libre.

Telles étaient quelques-unes des sources de l’esclavage. Quand l’Islam apparut, il interdit formellement toutes ces sources sauf deux d’entre elles :

La première : L’asservissement des prisonniers de guerre pris lors des guerres légitimes qui étaient déclarées et ordonnées par le dirigeant. Cependant, les prisonniers n’étaient faits esclaves que si le dirigeant en décidait ainsi, car en Islam, tout prisonnier ne devient pas forcément esclave : on peut le libérer gracieusement, ou en échange de prisonniers musulmans ou contre une rançon, comme Allah I le dit dans ce verset : ( Une fois la guerre terminée, vous pourrez les libérer gracieusement, ou les échanger contre rançon )[9].
Ceci étant, il apparaît clairement que cela concerne surtout le début de l’Islam, quand il y avait des gens qui lui étaient hostiles, le combattaient et empêchaient sa transmission et sa propagation. La sagesse commandait dans ce cas de ne pas libérer les prisonniers des ennemis, puisque des prisonniers musulmans étaient détenus comme esclaves chez eux. Ils étaient donc pareillement traités.

La seconde : l’esclavage qui se transmet par voie d’héritage. Il s’agit de l’enfant dont les deux parents sont esclaves. Celui-ci a le même statut que ses parents. Mais si son père est le maître même de sa mère, alors leur enfant est libre et a la filiation de son père libre. Dans ce cas, cette esclave femme est appelée « la mère de l’enfant » (Oummou-l-Walad), on ne peut plus la vendre ou l’offrir à quelqu’un d’autre, et elle devient automatiquement libre à la mort de son maître.
La deuxième méthode utilisée par l’Islam pour mettre fin à l’esclavage consiste en l’élargissement des voies de l’affranchissement. Alors que l’affranchissement de l’esclave était réduit à une seule voie, qui était le consentement de son maître à le libérer – autrement, il restait à jamais esclave ainsi que sa descendance –, l’Islam est venu prescrire deux voies pour la libération des esclaves : l’affranchissement et le contrat (moukâtaba).

L’affranchissement : l’Islam lui a assigné plusieurs motifs alors qu’il se limitait auparavant au désir du maître d’affranchir son esclave. Parmi ces motifs, on peut citer :

– L’expiation de certains péchés : l’homicide involontaire est racheté par le prix du sang, que l’on verse à la famille de la victime, et par l’affranchissement d’un esclave croyant comme Allah I le dit dans ce verset : ( Il n’appartient pas à un croyant de tuer un autre croyant, si ce n’est pas erreur. Quiconque tue par erreur un croyant, qu’il affranchisse alors un esclave croyant et remette à sa famille le prix du sang, à moins que celle-ci n’y renonce par charité )[10] ;

– L’affranchissement est aussi l’expiation du dhihâr[11] Comme cela est exprimé dans ce verset du Qur’an : ( Ceux qui comparent leurs épouses au dos de leurs mères (c’est-à-dire qui s’interdisent leurs épouses), puis reviennent sur ce qu’ils ont dit, doivent affranchir un esclave avant d’avoir aucun contact conjugal avec leurs épouses. Voilà ce à quoi on vous exhorte. Et Allah est parfaitement Connaisseur de ce que vous faites )[12].

– Il a également prescrit l’affranchissement comme expiation du parjure. Allah I dit : (Allah ne vous tient pas rigueur pour les serments que vous prononcez à la légère, mais Il vous punit pour les serments que avez eu l’intention d’exécuter. L’expiation en sera de nourrir dix pauvres, de ce dont vous nourrissez normalement vos familles, ou de les habiller, ou de libérer un esclave. Que celui qui n’en trouve pas les moyens jeûne trois jours. Voilà l’expiation de vos serments lorsque vous avez juré. Et respectez vos serments. )[13]

– Il a aussi fait de l’affranchissement le moyen d’expier l’acte sexuel accompli en pleine journée du mois de ramadan comme cela est rapporté dans ce hadith : « Pendant que nous étions auprès du Prophète r, un homme vint le trouver : – Ô Envoyé d’Allah, s’écria cet homme, je suis perdu. – Qu’as-tu ? lui demanda le Prophète r. – J’ai eu commerce (charnel) avec ma femme alors que j’étais en état de jeûne, répondit-il. – As-tu quelque esclave que tu puisses affranchir ? demanda l’Envoyé d’Allah r. – Non, répondit l’homme. – Es-tu capable de jeûner deux mois de suite ? – Non. – As-tu de quoi donner à manger à soixante pauvres ? – Non. L’homme était resté là, quand, sur ces entrefaites, on apporta au Prophète r une corbeille pleine de dattes. – Où est l’homme qui vient de me questionner, reprit le Prophète r ? – Me voici, répondit l’homme. Prends cette corbeille, dit le Prophète r, et fais aumône de son contenu. – Cette aumône, s’écria l’homme, doit-elle être faite à plus pauvre que moi ? Je jure par Allah qu’il n’y a pas, entre les deux champs de pierres de Médine – c’est-à-dire les deux Harra – une seule famille qui soit plus pauvre que la mienne. Le Prophète r se mit à rire au point qu’il découvrit ses canines, puis il ajouta : Eh bien, donne ces dattes à manger à ta famille. »[14]

Il est à noter qu’il incombe à quiconque est redevable d’une de ces expiations, mais ne possède pas d’esclave à affranchir alors qu’il est en mesure d’en acheter, d’acheter un esclave et de l’affranchir.

– L’Islam a fait de l’affranchissement des esclaves l’une des meilleures œuvres qui rapprochent le musulman de son Seigneur. Allah I dit : ( Or, il ne s’engage pas dans la voie difficile ! Et qui te dira ce qu’est la voie difficile ? C’est délier un joug [affranchir un esclave], ou nourrir, en un jour de famine, un orphelin proche parent ou un pauvre dans le dénuement )[15].

En outre, le Prophète r, par ses actes et ses paroles, encourageait et incitait à affranchir les esclaves. Il dit en effet : « Quiconque affranchit un esclave, Allah épargne de l’Enfer chaque membre équivalent de son corps jusqu’à l’organe génital »[16].

– L’affranchissement posthume (tadbîr) : C’est la recommandation, explicite ou implicite, que fait le maître, d’affranchir son esclave après sa mort ; ainsi, la liberté de l’esclave est garantie après la mort du maître. Pour réserver le droit de l’esclave dans ce cas, l’Islam a interdit de le vendre ou de l’offrir à quelqu’un d’autre. Tel est le cas de l’esclave homme. Quant à l’esclave femme jouissant aussi de cet affranchissement posthume (tadbîr), les enfants qu’elle met au monde prennent le même statut et deviennent ainsi libres dès la mort de leur maître.[17] En conséquence, on ne doit ni les vendre ni les offrir à quelqu’un d’autre.

– L’Islam a fait de l’affranchissement des esclaves une ligne bénéficiaire des fonds de la zakât, comme Allah I le dit dans ce verset : (La zakât n’est destinée qu’aux pauvres, aux indigents, aux percepteurs, à ceux dont on espère la conversion (à l’Islam), à l’affranchissement des esclaves, à ceux qui sont lourdement endettés, [aux combattants] dans le sentier d’Allah, et au voyageur dans le besoin. C’est un décret d’Allah. Et Allah est Omniscient et Sage. )[18]

– En Islam, frapper ou gifler son esclave – sans raison valable – est un des motifs de son affranchissement, car le Prophète r a dit : « Quiconque frappe ou gifle son esclave doit expier cela par son affranchissement »[19].

Le contrat d’affranchissement (Moukâtaba) : Cela consiste pour l’esclave à solliciter de son maître son affranchissement contre paiement d’une somme fixée. Le maître est tenu d’accorder à l’esclave ce contrat dès lors qu’il en fait la demande. Après le consentement, l’esclave a désormais le droit de faire des opérations commerciales, d’accéder à la propriété et de travailler afin de réunir la somme nécessaire à sa libération. Son travail chez son maître doit aussi être rémunéré. L’Islam est allé plus loin que cela en recommandant vivement que la charité lui soit accordée, tant du côté du maître en personne, qui pourrait renoncer à une partie de la somme due ou accorder quelques facilités de paiement, que du côté des musulmans qui sont appelés à se rapprocher d’Allah U en aidant leurs frères qui veulent accéder à leur liberté et se délier du joug de l’esclavage. Allah I dit : ( Ceux de vos esclaves qui cherchent un contrat d’affranchissement, concluez ce contrat avec eux si vous reconnaissez du bien en eux ; et donnez-leur des biens d’Allah qu’Il vous a accordés. )[20]

Nous pouvons dire, pour résumer, que l’Islam n’a pas institué l’esclavage, mais a plutôt apporté des mécanismes qui ont grandement et efficacement contribué à réduire ses sources[21].

Notes

[1] La Bible dite la Colombe (Colombe) – nouvelle version Segond revisée, Copyright 1978, Société Biblique Française BP 47 95400 Villiers-le-Bel France (note du correcteur).
[2] Sourate 2, verset 219.
[3] Sourate 4, verset 43.
[4] Sourate 5, verset 50.
[5] Al-Bukhârî (1/20), hadith n°30.
[6] Al-Mustadrak (4/409).
[7] Sourate 4, verset 36.
[8] Al-Bukhârî (2/901), hadith n°8100.
[9] Sourate 47, verset 4.
[10] Sourate 4, verset 92.
[11] Les Arabes préislamiques utilisaient la formule : « Tu es comme le dos de ma mère » pour répudier leurs épouses, d’où l’expression « dhihâr » en arabe qui a la même racine que « dhahr » (dos) (note du traducteur).
[12] Sourate 58, verset 3.
[13] Sourate 5, verset 89.
[14] Al-Bukhârî (2/684), hadith n°1834.
[15] Sourate 90, versets 11 – 16.
[16] Muslim (2/1147), hadith n°1509.
[17] On se place ici dans le cas où cette esclave a des enfants de son union maritale avec un autre esclave et non avec son maître, comme on peut le déduire de ce qui a été dit précédemment, étant donné que si ces enfants étaient issus de son union avec son maître, ils auraient pris le statut de leur père dès leur naissance et auraient donc été automatiquement libres (note du correcteur).
[18] Sourate 9, verset 60.
[19] Muslim (3/1278), hadith n°1657.
[20] Sourate 24, verset 33.
[21] Les Droits de l’Homme en Islam du Dr. Abdullah Turkî.

Source :

https://islamhouse.com/fr/articles/223400/

f7

L’attitude des Juifs vis-à-vis de l’esclave

Les Juifs divisent les êtres humains en deux groupes: les fils d’Israël et les autres. Une partie des membres du premier groupe peut être réduite à l’état d’esclave aux termes de certains enseignements de la Bible. Quant au deuxième groupe, il est constitué de races inférieure selon les Juifs. Par conséquent, il est possible de les dominer pour les exclure du fait qu’ils font l’objet d’une éternelle condamnation du ciel. A ce propos, il est dit dans Exode, chapitre 21, 2-12:

2. «Si tu achètes un esclave hébreu, il servira six années ; mais la septième, il sortira libre, sans rien payer.

3 S’il est entré seul, il sortira seul ; s’il avait une femme, sa femme sortira avec lui.

4 Si c’est son maître qui lui a donné une femme, et qu’il en ait eu des fils ou des filles, la femme et ses enfants seront à son maître, et il sortira seul.

5 Si l’esclave dit : J’aime mon maître, ma femme et mes enfants, je ne veux pas sortir libre, –

6 alors son maître le conduira devant Dieu, et le fera approcher de la porte ou du poteau, et son maître lui percera l’oreille avec un poinçon, et l’esclave sera pour toujours à son service.

7 Si un homme vend sa fille pour être esclave, elle ne sortira point comme sortent les esclaves.

8 Si elle déplaît à son maître, qui s’était proposé de la prendre pour femme, il facilitera son rachat ; mais il n’aura pas le pouvoir de la vendre à des étrangers, après lui avoir été infidèle.

9 S’il la destine à son fils, il agira envers elle selon le droit des filles.

10 S’il prend une autre femme, il ne retranchera rien pour la première à la nourriture, au vêtement, et au droit conjugal.

11 Et s’il ne fait pas pour elle ces trois choses, elle pourra sortir sans rien payer, sans donner de l’argent.

12 Celui qui frappera un homme mortellement sera puni de mort. »

Quant aux non hébreux, on peut s’emparer de lui par la captivité et la domination. Car ils (les Juifs) croient leur race supérieure aux autres et ils cherchent dans leur Thora manipulée une justification de l’esclave. Et ils disent que Ham fils de Noé – père de Canaan- avait suscité la colère de son père qui, sous l’effet de l’ivresse, s’était mis à nu avant de s’endormir dans sa cache et Ham l’a vu dans cet état.

Quand, après son réveil, il se rendit copte de ce qui s’était passé, il fut furieux et maudit les Canaan et ses descendants en disant d’après la Thora, Genèse, chapitre 9:25-27: « Et il dit :

25 Maudit soit Canaan ! Qu’il soit l’esclave des esclaves de ses frères!

26. Il dit encore : Béni soit l’Ééternel, Dieu de Sem, et que Canaan soit leur esclave!

27. Que Dieu étende les possessions de Japhet, qu’il habite dans les tentes de Sem, et que Canaan soit leur esclave !

Puis dans Deutéronome, chapitres 20, 10-14:

10.«Quand tu t’approcheras d’une ville pour l’attaquer, tu lui offriras la paix.

11 Si elle accepte la paix et t’ouvre ses portes, tout le peuple qui s’y trouvera te sera tributaire et asservi.

12 Si elle n’accepte pas la paix avec toi et qu’elle veuille te faire la guerre, alors tu l’assiégeras.

13 Et après que l’Eternel, ton Dieu, l’aura livrée entre tes mains, tu en feras passer tous les mâles au fil de l’épée.

14 Mais tu prendras pour toi les femmes, les enfants, le bétail, tout ce qui sera dans la ville, tout son butin, et tu mangeras les dépouilles de tes ennemis que l’Ééternel, ton Dieu, t’aura livrés

L’attitude de la chrétienté à l’égard de l’esclavage

La chrétienté a approuvé l’esclavage comme l’avait fait le judaïsme auparavant. Car aucun texte des Evangiles ne l’interdit ni ne le condamne. C’est pourquoi il est étrange que l’historien William Mayer s’attaque à notre prophète Muhammad (bénédiction et salut soient sur lui) à qui il reproche de n’avoir pas annulé l’esclavage immédiatement .Car le même auteur a fermé les yeux sur l’attitude des Evangiles sur l’esclavage puisqu’il n’a été rapporté ni du Christ ni des Apôtres ni des Eglises rien sur cette question..

Mieux, dans ses épîtres, Paul recommandait aux esclaves d’être sincères dans les services rendus à leurs maîtres. C’est ainsi qu’il est dit dans Epître aux éphésiens, chapitre 6,5-9 :

5.« Serviteurs, obéissez à vos maîtres selon la chair, avec crainte et tremblement, dans la simplicité de votre coeur, comme à Christ,
6 .non pas seulement sous leurs yeux, comme pour plaire aux hommes, mais comme des serviteurs de Christ, qui font de bon coeur la volonté de Dieu
7. Servez-les avec empressement, comme servant le Seigneur et non des hommes,
8. sachant que chacun, soit esclave, soit libre, recevra du Seigneur selon ce qu’il aura fait de bien.
9. Et vous, maîtres, agissez de même à leur égard, et abstenez-vous de menaces, sachant que leur maître et le vôtre est dans les cieux, et que devant lui il n’y a point d’acception de personnes.»
Dans le grand Larousse du 19e siècle on lit :Que l’on ne s’étonne pas de la persistance de l’esclavage au sein des Chrétiens jusqu’à nos jours, car les représentants officiels de la religion l’acceptent et en reconnaissent la légitimité. En somme, la religion chrétienne a complètement admis l’esclavage jusqu’à nos jours et il serait impossible de prouver qu’elle s’est efforcée de l’annuler.»

Les saints ont confirmé que la nature a fait de certains des esclaves.. Les hommes d’église n’ont pas interdit l’esclavage et ne s’y sont pas opposés. Bien au contraire, ils l’ont soutenu. Même le philosophe saint Thomas a apporté un soutien philosophique aux chefs religieux et, au lieu de s’opposer à l’esclavage, il l’a approuvé, estimant, à l’instar de son maître Aristo, que c’est un statut conforme à la nature donnée à certaines personnes. Et il n’est pas incompatible avec la foi de se satisfaire d’un minimum en fait de biens de ce monde. … Voir haqaiq al-islam par al-Aqqad, p.215.

Dans le dictionnaire du livre saint du Dr George Youssouf, on lit : «Certes, le christianisme ne s’est pas opposé aux aspects politique et économique de l’esclavage. Il n’a pas non plus suscité une émulation littéraire contradictoire sur ce sujet ni encouragé une discussion à cet égard. Il n’a rien dit encore contre les droits des propriétaires d’esclaves ni essayé de pousser les esclaves à demander leur libération ni fait des recherches sur les méfaits de l’esclavage et sa dureté ni donné l’ordre de libérer les esclaves immédiatement. Globalement, il n’a pas modifié le type de rapports existant entre esclaves et maîtres. Bien au contraire, il a maintenu les droits et devoirs reconnus aux deux parties. …

L’Europe contemporaine et l’esclavage

Puisqu’on était dans une époque où les sociétés occidentales étaient plongées dans la renaissance et le progrès, le lecteur est en droit de se demander ce qu’a fait (L’Europe),la pionnière de ce progrès, en ces siècles marqués par l’importance du nombre de ceux qui sont morts à cause des méthodes employées dans la chasse aux esclaves sur le chemin des côtes devant lesquelles accostaient les bateaux de la compagnie anglaise et d’autres ; ces temps où d’autres mouraient à cause du changement de climat. En effet, 4 pour cent des effectifs périssaient à l’embarquement, et 12 pour cent pendant le voyage, sans copter ceux qui perdaient leurs vies dans les colonies !!!

La traite des esclaves a duré grâce aux compagnies anglaises qui en détenaient le monopole sur la base d’une autorisation du Gouvernement britannique. Puis celui-ci leva tout obstacle devant ses ressortissants pour leur permettre de se livrer à la traite des esclaves. Certains experts évaluent le nombre d’esclaves capturés par les Britanniques dans leurs colonies entre 1680 et 1786 à 2 130 000 personnes.

Quand l’Europe entra en contact avec l’Afrique Noire, ce contact aboutit à un désastre humanitaire pendant lequel les nègres de ce continent subirent durant cinq siècles d’énormes épreuves. Les pays de l’Europe ont pu imaginer des méthodes exécrables pour kidnapper ceux-là et les expatrier vers leurs propres pays pour les utiliser comme une main d’œuvre dans les chantiers de la renaissance et pour leur imposer des corvées trop pénibles. Après la découverte de l’Amérique, l’épreuve se durcit davantage, car les esclaves eurent à servir sur deux continents au lieu d’un seul !

L’encyclopédie britannique (vol.2, p.779) dit sur le terme slavery La chasse aux esclaves dans leurs villages en plein jungle se faisait grâce à la mise à feu des huttes qui composaient les villages. Quand les habitants voulaient s’échapper du feu, ils tombaient dans les filets des Anglais. Ainsi fut transporté un million de nègres vers l’Amérique tandis que neuf millions devaient succomber pendant la capture, le chargement et le transport. Cala se passa entre1661 et 1774.Ce qui signifie que seul le dixième des esclaves capturés restaient en vie et étaient transportés en Amérique pas pour qu’ils s’y reposassent, mais pour qu’ils y fussent asservis et torturés.

Les esclavagistes obéissaient à des lois extrêmement honteuses. L’une d’elles stipulait que l’esclave qui agressait son maître devait être exécuté ; celui qui prenait la fuite devait avoir ses mains et pieds coupés et traités avec un fer surchauffé. Quand il prenait la fuite pour la seconde fois, il devait être exécuté. Comment pouvait il tenter de prendre la fuite si ses pieds et ses mains étaient amputés ? Une autre loi interdisait l’apprentissage à l’homme noir et privait les gens de couleur des emplois exercés par les blancs.

Selon les lois américaines, le rassemblement de sept esclaves était considéré comme un crime. Et il était permis au blanc qui passait près de là de cracher sur eux et de leur donner vingt coups de fouets. Une autre loi stipulait que l’esclave n’avait pas d’âme et ne possédait ni intelligence ni volonté, et que sa vie était dans ses bras. De tout cela, on concluait que l’esclave était doué d’entendement par rapport à ses devoirs et ses services et, de ce fait, il était responsable et comptable de toute négligence. En revanche, il était considéré comme une chose sans âme et sans intérêt en dehors de ses bras, quand il s’agissait de droits ?

Finalement, on arrive au bout de longs siècles d’asservissement et d’injustice, à la rédaction du traité portant abolition de l’esclavage et devant y mettre fin. Il fut adopté au siège des Nations Unies en 1953.

Aussi leurs consciences ne sont elles réveillées qu’au cours de ce dernier siècle (20e) après qu’ils ont construit leur civilisation sur les restes des hommes libres qu’ils avaient dominés et asservis injustement…

Source :

https://islamhouse.com/fr/articles/223400/

Source :

http://akimaladin.unblog.fr/2019/05/03/lesclavage-en-islam-par-rapport-au-judaisme-et-au-christianisme/

Voir vidéo « Sexe, race et colonialisme » :

Publié par ahmedmiloud

Retraité aime internet,débats,culture."La religion agréée par Allah,Le Dieu Unique, est l'Islam". Tout d'abord bienvenue sur mon blog. Vous y trouverez différents sujets qui pourraient vous intéresser, des réponses à certaines questions existentielles et surtout certaines choses qu'on essaie de vous cacher . Osez crier votre vérité même si elle blesse et ne courbez pas l'échine devant l'adversité. Ma devise : "Le mensonge finit toujours par se briser sur le mur de la vérité."(Ahmed Miloud)

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