Histoire de l’Algérie

Mot à dire

L’histoire dit que la Maurétanie césarienne ou Numidie(actuelle Algérie) dont la capitale était Cherchell s’étendait du fleuve Moulouya jusqu’à la Tunisie et la Libye. 

Dans l’antiquité, le fleuve Moulouya a un temps marqué la limite entre la Maurétanie et la Numidie.

Elle a ensuite marqué la séparation entre les deux provinces romaines composant la Maurétanie, à savoir la Maurétanie tingitane et la Maurétanie césarienne
En 1289, elle a servi de limite aux territoires des zianides qui occupaient le Maghreb central, avant d’être récupérée part les mérinides qui ont ensuite plusieurs fois attaqué Tlemcen.

Plus tard, elle a également marqué quelques années la limite entre les territoires des Saadiens et l’empire ottoman.

Au-delà du Za, la Moulouya a marqué la limite orientale de la principauté de Debdou pendant son existence.

Les rois alaouites arrivent au pouvoir au Maroc en 1631, Chérif Ben Ali étant le fondateur et le premier souverain de la dynastie alaouite . C’est sous le règne de Abdelhafid Ben Hassan (1908/1912), qui venait de déposer son frère, que le Maroc signe le traité de Fès, convention qui place l’Empire chérifien sous la dépendance et la protection de la France. Le protectorat dure jusqu’en 1956, date où le Maroc retrouve son indépendance. La France, c’est d’elle qu’il s’agit, traça des frontières factices au delà de la Moulouya jusqu’à Oujda.

Ahmed Miloud

Algérie: données historiques

1 L’Antiquité

Dès la plus haute Antiquité (IIe millénaire), l’Algérie fut le berceau d’une civilisation berbère, mais l’histoire du pays ne commença officiellement qu’avec l’arrivée des Phéniciens qui fondèrent des comptoirs commerciaux. Les Carthaginois suivirent et reprirent ces mêmes comptoirs tout en développant diverses activités côtières, laissant l’intérieur des terres aux Berbères. Le punique, une langue sémitique voisine de l’hébreu, était la langue des rois numides, donc la langue officielle de Carthage. Comme le punique se conserva longtemps en Algérie, les traces de cette langue demeurent encore visibles dans le berbère moderne, surtout dans le domaine de l’arboriculture.

1.1 Les Romains

Au premier siècle avant notre ère, les Romains occupèrent l’Afrique du Nord (dont le territoire de l’Algérie actuelle) et transmirent leur civilisation aux populations locales. Cependant, ils ne purent jamais latiniser les populations berbères, les Maures (ou Mauri), réfugiées dans les montagnes. Profondément attachés à leur langue et à leurs traditions, les Maures demeurèrent d’éternels rebelles. Plus tard, à l’avènement de la chrétienté, les Berbères s’opposèrent même à la christianisation pourtant généralisée dans toute l’Afrique du Nord. Les Berbères ont donc résisté aussi bien à la romanisation qu’à la christianisation. 

1.2 Les Vandales et les Byzantins

La chute du Maghreb romain coïncida avec son occupation en 455 par les Vandales qui utilisaient leur langue germanique et l’écriture gothique ainsi que le latin dans les domaines de la législation et la diplomatie. Les Vandales ne se mêlèrent jamais aux populations locales et n’eurent aucune influence sur la langue des Berbères des montagnes. Il faut souligner que leur présence n’a pas semblé suffisamment longue (455-533) pour qu’un métissage se produise à grande échelle. En 533, éliminés par les Byzantins, les Vandales disparurent en ne laissant presque aucune trace de leur passage. Mais les survivants trouvèrent refuge chez les populations berbères de Kabylie, et ils se sont alors assimilés aux populations locales. D’ailleurs, la composante morphologique des populations de cette région semble en être la preuve, puisque les Kabyles se distinguent du reste des Algériens par une plus grande proportion de traits blonds et roux. Quant aux Byzantins, ils n’eurent guère le temps de s’organiser, car ils durent faire face aux Arabes qui s’imposèrent rapidement dans la région. 2 La conquête musulmane

Le prophète Mohammed mourut en 632. Dix ans plus tard, les armées du calife Omar ibn al-Khattâb (634-644) occupaient l’Égypte. La conquête de l’Afrique du Nord par les Arabes nécessita huit campagnes militaires, soit de 649 à 715. Ce n’est qu’à la cinquième campagne (681-683) que le Maghreb fut atteint par l’offensive arabe. 

2.1 L’islamisation et l’arabisation

Cependant, la région ne fut définitivement islamisée qu’après 720, y compris l’Algérie associée alors à la Berbérie. Il fallut plus d’un demi-siècle pour que les Berbères s’associent aux premiers mouvements arabes d’Afrique du Nord pour la conquête de l’Espagne. Dans l’ensemble, les Berbères adoptèrent très vite l’islam, mais conservèrent leurs langues, du moins ceux qui habitaient les régions et les montagnes du Sud. Pendant longtemps, le latin, l’arabe, les langues berbères et le punique coexistèrent. Des inscriptions attestant l’usage du latin écrit ont été retrouvées jusqu’aux XIe  et XIIe siècles. L’implantation de la langue arabe et de l’islam s’est effectuée par les mosquées. Puis les Berbères des villes adoptèrent progressivement l’arabe, considérant cette langue comme «un idiome divin». Quant aux Berbères des montagnes, ils ne subirent que très faiblement l’influence linguistique étrangère et continuèrent à parler leurs langues ancestrales. 2.2 Le règne des dynasties locales

Ce n’est qu’après le XIe siècle que la langue berbère amorcera son déclin. C’est depuis cette époque qu’existe l’antagonisme entre Berbères et Arabes (ce qui inclut les Berbères arabisés). Les dernières communautés chrétiennes issue du monde romain et byzantin, pour leur part, ne disparurent qu’au XIIe siècle.Durant une grande partie de son histoire ancienne, l’Algérie était, avant 1830, une région où de puissants seigneurs de la guerre (généralement des émirs) ont régné en maîtres sur ce vaste territoire. En fait, toute cette région, qu’on appelle aujourd’hui le Maghreb, fut longtemps dominée par de nombreuses dynasties locales arabo-berbères (marocaines, tunisiennes ou algériennes), l’une chassant l’autre, qu’elles soient rostemide (algérienne), fatimide (algéro-tunisienne, puis égyptienne), ziride (algérienne), hafside (tunisienne), almoravide (marocaine), etc. Toutes ces dynasties ont régné tour à tour sur la région avec des destins différents. Progressivement, les royaumes arabo-berbères se fragmentèrent et s’affaiblirent par des luttes entre principautés et par des querelles familiales. Par la force des choses, ce morcellement politique favorisa la fragmentation linguistique, tant pour l’arabe que pour le berbère.

3 La domination ottomane

Au XVIe siècle, l’Algérie devint une province de l’Empire ottoman (voir la carte de l’Empire ottoman) et fut gouvernée par un dey, ses bey et ses janissaires. Au cours de l’occupation turque, qui dura de 1515 à 1830, l’Algérie bénéficia d’une grande autonomie, sous l’autorité d’un pouvoir militaire exercé par le dey et contrôlé par la milice des janissaires turcs. Les Ottomans construisirent des fortifications tout le long du littoral et y installèrent des garnisons. Mais ils ne se limitèrent pas au contrôle du littoral méditerranéen, car ils disposaient de postes militaires dans les hautes plaines du Sud.3.1 La communauté turqueCe sont les Ottomans qui délimitèrent le futur territoire algérien par des frontières bien définies avec la Tunisie et le Maroc. Salah Raïs, le beylerbey («l’émir des émirs») de la Régence d’Alger de 1552 à 1556, obligea les seigneurs de Touggourt et d’Ouargla à payer tribut pour leur protection. Il conquit le Sud grâce à l’aide des Béni-Abbès (Berbères kabyles).Comme les Vandales avant eux, les Ottomans ne s’assimilèrent pas aux populations arabo-berbères. Durant trois siècles, ils ne sympathisèrent pas avec ces peuples parlant l’arabe ou le berbère. Ils demeurèrent une communauté distincte vivant comme des étrangers en Afrique du Nord (jusqu’en 1830). La présence ottomane en Algérie ne fut pas le fait d’une domination de type colonial, donc sans apport massif de populations étrangères. Les seuls Turcs présents en Algérie étaient ceux qui faisaient partie de la caste dirigeante ainsi que les militaires. Néanmoins, un certain nombre de Turcs, surtout des janissaires, finirent par épouser des femmes indigènes; de ces unions sont nés les Kouloughlis, terme provenant du turc, qul oghlu, signifiant «fils d’esclave». 3.2 L’arabe algérienEncore aujourd’hui, de nombreux Algériens ont des origines turques et ont conservé leurs patronymes d’origine turque. C’est pourquoi on trouve en Algérie tant de noms turcs tels Bedroni, Betroni, Bedrina, Trari, des noms berbères appartenant aux Trarast, des peuplades qui habitaient au nord de Tlemcen entre la côte méditerranéenne et les monts Fellaoucen. Bref, les Ottomans ne favorisèrent pas la diffusion de leur langue, le turc, et ils permirent aux régions de l’intérieur de s’islamiser et de s’arabiser encore davantage. Mais l’arabe qui s’implanta définitivement en Algérie ne fut pas l’arabe du Coran. Ce fut plutôt un arabe régionalisé (l’arabe algérien) influencé par le berbère, le latin et le turc. Pendant l’occupation ottomane, la langue officielle du pays était le turc osmanli. Comme la population ignorait cette langue, les fonctionnaires turcs durent avoir recours à des interprètes pour communiquer en berbère et en arabe algérien avec la majorité de la population. Parallèlement, une langue commerciale (véhiculaire) se développa entre les Turcs, les «Algériens» et les Européens, à base de vocabulaire espagnol, d’éléments turcs et de formes syntaxiques inspirées de l’arabe. C’est surtout par cette langue que l’arabe algérien (derdja) acquit ses mots grecs et latins, notamment dans les domaine de la navigation, de l’artillerie navale et de la pêche. Cette langue véhiculaire continua d’exister après la conquête française de 1830. Cette diversité linguistique contribua à faire de l’arabe algérien une variété différente de l’arabe du Proche-Orient. Alors que l’arabe algérien a puisé dans les langues berbère, latine, grecque, turque et espagnole, l’arabe proche-oriental a bénéficié de caractéristiques arméniennes. Par la suite, l’éloignement géographique, le temps et le contexte socioculturel ont accentué la diversification de l’arabe algérien.

4 La colonisation française

La colonisation française commença à l’époque de Charles X (1757-1836), petit-fils de Louis XV et frère cadet de Louis XVI et de Louis XVIII. Devenu roi de France à la mort de Louis XVIII en 1824, Charles X imposa aussitôt une politique autoritaire, cléricale et conservatrice, ce qui ébranla la stabilité de son règne.

 La conquête de l’Algérie s’inscrivait dans une tentative de restaurer l’autorité royale remise en question dès 1827. Sous prétexte de se débarrasser des corsaires turcs dans la Méditerranée, Charles X prépara, à la mi-décembre de 1829, une expédition d’envergure en vue de conquérir l’Algérie soumise à la suzeraineté du sultan turc d’Istanbul depuis trois siècles, sous le nom de «Régence d’Alger». La France mit à contribution toute sa marine, avec l’accord des puissances européennes qui renouaient ainsi avec les grandes croisades chrétiennes contre les musulmans «infidèles». Charles X choisit le comte Louis de Bourmont, ministre de la Guerre dans le gouvernement Polignac, qu’il nomma par ordonnance du 11 avril 1830 «commandant en chef de l’expédition en Afrique». Juste avant l’embarquement (le 10 mai), le général de Bourmont déclara solennellement à ses troupes: La cause de la France est celle de  l’humanité. Montrez-vous dignes de votre belle mission. Qu’aucun excès ne ternisse l’éclat de vos exploits; terribles dans le combat, soyez justes et humains après la victoire…  Rendant la guerre moins longue et moins sanglante, vous remplirez les vœux d’un souverain aussi avare du sang de ses sujets que jaloux de l’honneur de la France.

C’est souvent par de beaux discours du genre qu’on tente de justifier la plupart des conquêtes militaires.

4.1 Les forces d’occupation

Les troupes françaises, formées de quelque 37 000 soldats et de 27 000 marins, répartis dans 675 bâtiments, débarquèrent, le 14 juin 1830, dans la presqu’île algérienne de Sidi-Ferruch à 25 km à l’ouest d’Alger. De là, le général de Bourmont marcha sur la capitale qu’il fit bombarder jusqu’à la capitulation du dey, le 5 juillet. L’expédition coûta 48 millions de francs (env. six millions d’euros à l’époque) à la France, en plus des quelque 500 morts et 2000 blessés. En débarquant à Alger, les Français chassèrent aussitôt les Turcs, mais beaucoup de chefs locaux prirent les armes parce qu’ils n’acceptaient pas cette incursion chrétienne en terre d’islam. À la suite de leur victoire, les militaires français se livrèrent au pillage d’Alger, oubliant leurs vœux et l’honneur de la France.

Lire la suite ici :

https://www.axl.cefan.ulaval.ca/afrique/algerie-2Histoire.htm

Voir aussi « La colonisation de l’Algérie par la France, une horreur biblique » :

https://dzmewordpress.wordpress.com/2018/02/25/la-colonisation-de-lalgerie-par-la-franceune-horreur-biblique/

Publié par ahmedmiloud

Retraité aime internet,débats,culture."La religion agréée par Allah,Le Dieu Unique, est l'Islam". Tout d'abord bienvenue sur mon blog. Vous y trouverez différents sujets qui pourraient vous intéresser, des réponses à certaines questions existentielles et surtout certaines choses qu'on essaie de vous cacher . Osez crier votre vérité même si elle blesse et ne courbez pas l'échine devant l'adversité. Ma devise : "Le mensonge finit toujours par se briser sur le mur de la vérité."(Ahmed Miloud)

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