Les trahisons des rois du Maroc tout le long de l’histoire

Le roi Hassan II du Maroc, à droite, discute avec le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin, deuxième à gauche, et le ministre des Affaires étrangères Shimon Peres, à gauche, au palais royal de Skhirat à Rabat, au Maroc, le 14 septembre 1993. (Crédit : AP Photo/Nati Harnik)

L’écrivain et journaliste spécialiste du renseignement Yossi Melman a déclaré que les rois du Maroc entretiennent des relations avec Israël depuis 64 ans.


Ces relations confirment le double jeu des ces roitelets qui ont toujours constitué un sérieux problème à l’Algérie. Comment peut-il en être autrement alors que l’histoire montre plusieurs de leurs trahisons envers les algériens et les nations arabes, notamment la Palestine et l’Égypte comme il est expliqué dans  cet article, comme si ces trahisons sont inscrites dans leur ADN.

On peut indiquer à titre non exhaustif certaines de ces trahisons

1-La trahison de Bocchus envers Jugurtha

Portrait De Bocchus, roi de Maurétanie vers 110 av. J.-C. , connu parmi les historiens comme Bocchus Ier. Il est aussi le beau-père de Jugurtha, avec qui il fait la guerre aux Romains. Néanmoins, il retourne son alliance et livre Jugurtha aux Romains en 106 av. J.-C.(Wikipédia)

Le site Open Edition rapporte cet événement comme suit :
 » Bocchus était roi de de la Maurétanie tingitane (ancien Maroc,ndr) et régnait donc entre l’Océan(Sala) et la Mouloya (Mulucha).

Carte de la Maurétanie tingitane (ancien Maroc)

La Maurétanie fut d’abord un royaume client de Rome sous  Bocchus et Juba II, « le plus savant des rois ». Le statut du royaume n’était pas cependant celui d’une réelle indépendance : dès le règne d’Auguste, le royaume de Maurétanie voit l’installation de colonies romaines.
Au ier siècle, l’empereur  Claude divisa la Maurétanie selon le tracé du fleuve Mulucha (Moulouya), d’une part en Maurétanie césarienne (ancienne Algérie) et d’autre part en Maurétanie tingitane(ancien Maroc).

« La Maurétanie passe sous administration romaine directe à la fin du règne de Caligula. Ce dernier élimine le dernier roi de Maurétanie, Ptolémée, en raison de sa participation possible à un complot destiné à le renverser. L’assassinat de Caligula, peu de temps après l’empêcha d’organiser cette prise de contrôle, et ce fut Claude qui transforma le royaume en deux provinces : à l’ouest la Maurétanie tingitane,avec Tingis (actuelle  Tanger) comme capitale, sur un territoire correspondant globalement au nord de l’actuel Maroc. »(Wikipédia)

Comme l’écrit Salluste, au moment de la guerre de Jugurtha, tous les Maures obéissaient au roi Bocchus qui « ne connaissait que de nom le peuple romain et que nous ignorions nous mêmes comme ennemi ou comme ami » (Bellum Iugurthinum, XIX, trad. F. Richard). A cette époque (108-105 av. J.-C), Bocchus qui régnait déjà au temps de Micipsa (148-118) était d’un âge mûr (B.I., CX, 8), plusieurs de ses enfants étaient adultes : une de ses filles qui avait épousé Jugurtha, Volux qui était en âge de commander des troupes, Sosus qui lui succéda et un autre fils qui se nommait Bogud. Il est vraisemblable que Bocchus était de la même famille que Baga*, ce roi des Maures qui avait aidé Massinissa en 203 av. J.-C. Bocchus pouvait être son fils ou son petit fils. Malgré le mariage de Jugurtha avec la fille de Bocchus, qui semble avoir précédé la guerre romaine, la concorde ne régnait pas entre les deux souverains. Ainsi, au début du conflit entre les Romains et Jugurtha, Bocchus envoya, en 111 av. J.-C, une ambassade à Rome dans l’espoir d’obtenir le titre envié d’ami et d’allié du Peuple romain. Il semble bien que dès ce moment la politique de Boccus, faite d’ambiguïtés et d’incertitudes n’eût qu’un seul but : s’emparer de la Numidie occidentale, c’est-à-dire l’ancienne Masaesylie, en tout ou en partie. Ce fut d’ailleurs le prix offert par Jugurtha pour obtenir son alliance, ce fut encore le prix payé par Rome pour sa trahison ultime qui, en livrant Jugurtha à Sylla, mettait fin à la guerre (105 av. J.-C). Bocchus fut en définitive le seul bénéficiaire de la longue lutte qui avait successivement opposé Jugurtha à Postumius, Aulus, Metellus et Marius. Devenant ami et allié du Peuple romain, il lui fut reconnu la domination sur « un tiers de la Numidie » (B.I., XCVII, 2). »

On comprend pourquoi le roi Mohamed VI a troqué la Palestine contre le Sahara Occidental en s’alliant avec Israël. Il n’a fait que suivre le chemin tortueux de ses ancêtres .

2-La trahison des Saadiens(monarchie marocaine, ndr) lors de la bataille de Mazagran (Mostaganem)

La bataille de Mazagran est une bataille opposant la Régence d’Alger à l’Empire espagnol, le 26 août 1558. Dans l’historiographie espagnole elle est qualifiée de « désastre de Mostaganem ». Elle est le fruit d’une expédition espagnole vers Mostaganem (ville voisine de Mazagran) menée par le comte d’Alcaudete, Martín Alonso Fernández, gouverneur d’Oran, et constitue la troisième expédition sur la ville (après celles de 1543 et 1547).

En septembre 1554, Mohammed ech-Cheikh, roi du Maroc, conclut  une alliance contre l’Algérie avec les Espagnols qui occupaient Oran. Suite à cette trahison, il a été mis à mort par les Autorités d’Alger après avoir vaincu les armées espagnole et marocaine par le célèbre chef algérien Kheireddine Barberousse.

3-La trahison du roi Abderrahmane envers l’Émir Abdelkader

Le roi Abderrahmane par Eugène Delacroix (1845)

Suite au Traité de Tanger que signa le roi marocain Abderrahmane avec la France le 10 septembre 1844, l’Émir Abdelkader se trouva entre deux feux, marocains et français. Par ce traité, le roi Abderrahmane déclara l’Émir Abdelkader hors-la-loi.

Portrait de l’Émir Abdelkader et ses fidèles résistants

Considérant qu’il a été trahi par un proche, de surcroît musulman, l’Émir se rendit à la France sous des conditions bien précises, comme il le dit lui-même :
« La lutte est finie, Dieu en a décidé ainsi. J’ai combattu pour ma religion et mon pays…Nous devons nous rendre à l’évidence. Que puis-je faire encore dans ce pays alors que la cause est perdue ?…Quand nos citoyens rejoignirent les chrétiens, je me suis mis du côté du sultan marocain parce que nous étions tous musulmans. La seule question qui reste à trancher est la suivante : « Faut-il se soumettre aux chrétiens ou au sultan du Maroc. Vous pourrez choisir ce qui vous paraît convenable. Quant à moi, mon choix est fait. J’ai décidé de négocier avec mon ennemi que j’ai combattu et à qui j’ai infligé bien des défaites, plutôt que de me soumettre à un musulman qui m’a trahi… »

Reddition de l’Émir Abdelkader au général Lamoricière(portrait)

4-La trahison du roi Hassan II à l’encontre des dirigeants algériens pendant la guerre contre la France

Le roi Hassani II avec Itshak Rabin


Le 22 octobre 1956 , cinq dirigeants du Front de libération nationale (FLN) prennent place à bord d’un DC-3 de la compagnie Air Atlas-Air Maroc. 

Les dirigeants du Front de Libération Nationale(FLN) à Rabat avant leur embarcation pour Tunis

Ahmed Ben Bella, Hocine Aït Ahmed, Mostefa Lacheraf,  Mohamed Khider et Mohamed Boudiaf, devaient initialement prendre place à bord de l’avion du sultan du Maroc, Mohammed V. Ce dernier, à  la dernière minute,  prit un autre avion. Voir vidéo :

L’historien et journaliste Hassanine Haykel accuse directement le Maroc d’être de mèche avec les autorités coloniales, auxquelles elles auraient remis les chefs historiques. Un avis que partage Ahmed Ben Bella(premier Président de l’Algérie indépendante) dans son témoignage fondé sur le fait que l’équipage de l’avion d’Air Atlas était entièrement français, du commandant de bord Gaston Grellier à l’hôtesse de l’air Michèle Lambert.

De gauche à droite : Ahmed Ben Bella, Mohamed Boudiaf, Hocine Ait Ahmed, Mostefa Lacheref et Mohamed khider photographiés le 24 octobre 1956 après le détournement illégal, par l’armée française de l’avion les transportant à Tunis.

5- L’agression contre l’Algérie par les troupes marocaines en 1963, connue sous le nom de « la guerre des sables »

L’Algérie venait à peine de recouvrer son indépendance(juillet 1962) que le Maroc se rua sur les villes algériennes de Tindouf et de Béchar pour les annexer. Voir :

https://www.elwatan.com/edition/actualite/il-y-a-50-ans-la-guerre-des-sables-quand-le-maroc-agressa-lalgerie-10-10-2013

6-Trahison du Maroc de la cause arabe et palestienne

Hassan II et Itshak Rabin

Les dirigeants arabes se sont réunis à Casablanca en 1965 lors d’un sommet de la Ligue arabe consacré à la guerre contre Israël.

Un fait inattendu se produit et sonne la haute trahison des dirigeants marocains à leurs collègues arabes. En effet, le roi chérifien Hassan II a laissé le Mossad (services secrets israéliens) enregistrer  le sommet à l’insu des dirigeants arabes.

Après avoir recueilli des informations auxquelles il n’aurait jamais accès n’était la coopération de Hassan II, l’état sioniste a déclenché, deux ans plus tard, la guerre des Six Jours( du 5 au 10 juin 1967) . Hassan II a agi de la sortie en contrepartie de l’élimination de l’opposant Mehdi Ben Barka .

L’opposant politique marocain Mehdi Ben Barka, assassiné le 29/10/1965 à Fontenay-le-Vicomte (France)(Wikipédia)

Après avoir recueilli des informations auxquelles il n’aurait jamais accès n’était la coopération de Hassan II, l’état sioniste a déclenché, deux ans plus tard, la guerre des Six Jours .
qu’elle avait gagnée malgré la suprématie des armées arabes. Voir vidéo :

7-Une nouvelle fois, le Maroc trahit la Palestine en s’alliant avec Israël

Netanyahu, Trump et Mohamed VI (capture d’écran)

Trump a annoncé l’accord de normalisation du Maroc avec Israël contrepartie de la marocanité du Sahara Occidentale et la décision sur le Sahara occidental dans deux tweets postés à quelques secondes d’intervalle.
Dans le cadre de cet accord, le roi Mohammed VI du Maroc rétablira des liens diplomatiques officiels avec Israël après 20 ans d’interruption, et les deux pays sont ouverts à la coopération économique, a déclaré la Maison Blanche aux journalistes.
Le Maroc et Israël se seraient montrés intéressés par une normalisation de leurs relations ces dernières années, le Maroc autorisant les touristes israéliens à se rendre dans le pays.
La reconnaissance par Trump de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental est un renversement de la politique américaine de longue date et fait des États-Unis le seul pays occidental à l’avoir fait ; le président a apporté son soutien à un plan proposé par le gouvernement marocain pour accorder une autonomie partielle à la population de la région, alors même que certains résidents appellent à un référendum sur l’indépendance totale.

Autres articles sur le sujet :

1er lien

https://dzmewordpress.wordpress.com/2020/12/18/la-trahison-est-inscrite-dans-ladn-de-la-monarchie-alaouite/?preview=true

2ème lien

https://dzmewordpress.wordpress.com/2020/12/18/maroc-trahisons-et-normalisation/?preview=true

3ème lien

https://reseauinternational.net/la-normalisation-du-maroc-avec-israel-quen-pensent-les-marocains/

4ème lien

Echourok onligne

Ahmed Miloud

Publié par ahmedmiloud

Retraité aime internet,débats,culture."La religion agréée par Allah,Le Dieu Unique, est l'Islam". Tout d'abord bienvenue sur mon blog. Vous y trouverez différents sujets qui pourraient vous intéresser, des réponses à certaines questions existentielles et surtout certaines choses qu'on essaie de vous cacher . Osez crier votre vérité même si elle blesse et ne courbez pas l'échine devant l'adversité. Ma devise : "Le mensonge finit toujours par se briser sur le mur de la vérité."(Ahmed Miloud)

4 commentaires sur « Les trahisons des rois du Maroc tout le long de l’histoire »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s