L’implication de deux négociants juifs dans la colonisation de l’Algérie par la France(vidéo)

Extraits de l’essai « Colonisation de l’Algérie et symbolisme colonial, aux origines de la discorde » de Said Bouterfa.

Il est aujourd’hui avéré que les créances des deux négociants Bakri et
Busnach, qui avaient fourni à la France en guerre une importante quantité de
blé et qui détenaient le monopole du commerce des céréales dans la Régence
d’Alger, avaient bel et bien été payées ; créance qui, d’ailleurs, restera assez
longtemps impayée mais qui en réalité avait fait l’objet de plusieurs
remboursements bien avant 1830. Règlement de la dette qui fut dissimulé au
Dey d’Alger: le contentieux de cette affaire délictueuse et fictive à la fois
servira, pourtant, avec la complicité de ces sinistres individus, de prétexte au
débarquement français comme développé ci-dessous.
« D’année en année, les dettes de la France envers ces deux familles enflèrent
démesurément d’autant plus facilement que ces dernières se montraient très
conciliables quant aux délais de paiement. Mais finissant par vouloir récupérer
leur dû, et devant à leur tour payer des dettes au Dey d’Alger, ils convainquirent
ce dernier de porter les deux affaires ensemble auprès de la France. Une fois à
Paris, le représentant de la maison Bacri, Jacob Bacri, écrira au sujet des
négociations menées avec Talleyrand : « Si le Boiteux n’était pas dans ma main,
je ne compterais sur rien ». Mais même après avoir reçu un acompte de quatre
millions de francs par l’intermédiaire de Talleyrand, les Bacri et Busnach ne
rendirent pas les 300 000 francs qu’ils devaient au Dey d’Alger, poussant même
ce dernier à monter le ton envers Bonaparte en lui écrivant que leur argent
devait être considéré comme le sien et donc une question d’honneur… qui
pourrait dégénérer en affaire d’Etat. En 1803, Jacob Bacri écrivait donc à
Busnach qu’il fallait « faire écrire par notre maître [le Dey] au Petit [Bonaparte]
une lettre dans laquelle il est mentionné que l’argent réclamé par Bacri et
Busnach est à lui et qu’il les prie de le faire payer à cause de lui ».P7

Les juifs Joseph Cohen Bacri et Michel Busnach, avec la complicité du
consul Deval – qui parlait couramment l’arabe et le turc, car issus d’une
famille de drogmans (interprètes) – fournirent des informations précieuses
sur le trésor de la Régence et sa valeur. Le dernier auxiliaire de cette
gigantesque machination fut bien entendu le commandant en chef de
l’expédition d’Alger, le général de Bourmont, qui, après cet épisode, sera
nommé maréchal pour « services rendus ».
Il est plus que certain que ce sac, fomenté avec la complicité du couple
Bacri-Busnach et de Talleyrand, qui, se chargeant d’influencer les
décisionnaires parisiens au profit de Bacri, rêve aussi de nouvelles
possessions. « Talleyrand voulait des territoires pour la France et de grands
territoires à peupler. On ne peut plus s’étaler en Europe, sauf peut-être la
Wallonie ? Il regarde du côté de l’Algérie. Il est le maître de ces stratégies.
Ensuite, aggraver le différend entre Paris et Alger, les méfaits de la course en
Méditerranée suffisaient, enfin, traîner la patte pour honorer les véritables
réclamations du Dey pour le règlement de la dette.P9

Lire ou télécharger en PDF le livre ici :

Cliquer pour accéder à 9782332881953.pdf

Voir ci-dessous le témoignage d’un descendant de la famille Bacri:

Roland Bacri-Capture d’écran

Cette vidéo est un témoignage de Roland Bacri, descendant de la famille algérienne juive Bacri dont il est question, recueilli par René Vautier, cinéaste français.
L’histoire retient que deux juifs algériens, Joseph Cohen Bacri et Michel Jacob Busnach  collectaient des informations sur le trésor de la Régence et sa valeur pour le compte du roi français Charles X. L’historien, Marcel Emérit, qui a effectué une grande enquête qui s’est déroulée sur plusieurs années, avait conclu, en 1954, que l’histoire algérienne de la France avait commencé par un énorme hold-up. En 1964, Charles-André Julien confirmait la thèse du Professeur Marcel Emérit. Pierre Péan, lui aussi, mena une grande enquête à ce sujet qu’il intitula « Main basse sur Alger: enquête sur un pillage, juillet 1830. »


Les juifs(Bacri et Busnach, ndlr) ont  joué dans l’intrigue l’un de leurs rôles traditionnels : fournisseurs peu scrupuleux, soucieux de leur argent plus que de la paix des nations. Ils ont  trahi leur pays(l’Algérie, ndlr) en incitant Charles X, qui était en grande difficulté financière, à envahir l’Algérie et à s’emparer du Trésor d’Alger sous le prétexte fallacieux du fameux coup d’éventail. Lire plus :

https://books.openedition.org/pup/46843?lang=fr

Regarder la vidéo ici :

Publié par ahmedmiloud

Retraité aime internet,débats,culture."La religion agréée par Allah,Le Dieu Unique, est l'Islam". Tout d'abord bienvenue sur mon blog. Vous y trouverez différents sujets qui pourraient vous intéresser, des réponses à certaines questions existentielles et surtout certaines choses qu'on essaie de vous cacher . Osez crier votre vérité même si elle blesse et ne courbez pas l'échine devant l'adversité. Ma devise : "Le mensonge finit toujours par se briser sur le mur de la vérité."(Ahmed Miloud)

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