Preuves de la fausseté de la thèse sur l’origine syriaque ou biblique du Coran

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Un mot à dire :

Il a été établi historiquement que le Noble Coran a été révélé par l’Ange Gabriel(Jibril en arabe) sur ordre d’Allah à Mohammed Ibn Abdullah(paix et bénédiction sur lui) alors âgé de 40 ans, à partir du mois de Ramadan de l’an 610 et ce, sur une période étalée sur 23 ans. Les tout premiers versets qui ont été révélés au Prophète alors qu’il se trouvait en pleine méditation dans la Grotte de Hira’,près de la Mecque, étaient ceux de la Sourate 96(versets 1/5) (Al’Alaq/l’Adhérence)-ci dessus en arabe et en français: » 1.1. Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux.
1.2. Louange à Dieu, le Maître de l’Univers,
1.3. le Clément, le Miséricordieux,
1.4. le Souverain du Jour du Jugement dernier !
1.5. C’est Toi que nous adorons ! C’est Toi dont nous implorons le secours. »Coran 96:03 à 5) Il est très important de souligner que le Prophète était illettré. C’était l’Ange Gabriel qui lui apprit à mémoriser et à réciter le Coran de façon instantanée. A son tour, le Prophète le récitait à ses Compagnons qui le mémorisaient au fur et à mesure de sa révélation. AINSI SE CONSTITUA LA CHAÎNE DE TRANSMISSION ORALE SANS INTERRUPTION DU NOBLE CORAN JUSQU’À AUJOURD’HUI. Il a été mis sur support écrit par le Calife Othmane par mesure de précaution d’abord et pour ceux qui n’arrivent pas à le mémoriser entièrement ensuite. Il est resté tel quel, sans falsification ni dénaturation. Il est à souligner qu’Allah a pris sur Lui-Même de protéger le Noble Coran. A ce propos, Il dit: «En vérité c’est Nous qui avons fait descendre le Rappel (Coran), et c’est Nous qui en sommes gardien. » (Coran, Sourate 15, Al Hijr, verset 9).Il est à noter que Les Musulmans le récitent quotidiennement soit au cours de leurs prières ou par invocation. Le Prophète, paix et bénédiction sur lui, a dit à ce sujet : « Celui qui récite le Coran parfaitement est avec les Nobles Anges et celui qui le lit avec difficulté a deux récompenses ». (Rapporté par Boukhari, Moslim et Abou Daoud) LE NOBLE CORAN EST LE MIRACLE ETERNEL DU PROPHETE DE L’ISLAM. Le Noble Coran est une guérison pour les cœurs, un juge juste, ses histoires sont exemplaires, ses sermons sont bénéfiques, ses sagesses sont magnifiques, et ses preuves sur l’unicité d’Allah sont évidentes. Il est l’âme pour la vie éternelle et sans âme, le corps meurt.
LE CORAN N’EST PAS ET NE PEUT ÊTRE LA COPIE DE LA BIBLE. PREUVES DANS CETTE VIDÉO :

Ahmed Miloud

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-Allah -Ta‘âlâ- dit (traduction rapprochée) :

« Ce (Coran) ci, c’est le Seigneur de l’univers qui l’a fait descendre – Et l’Esprit fidèle est descendu avec cela – Sur ton cœur, pour que tu sois du nombre des avertisseurs – En une langue arabe très claire. » [Les poètes, 192 à 195].

-Allah -Ta‘âlâ- dit (traduction rapprochée) :

« Nous en avons fait un Coran arabe afin que vous raisonniez. » [L’Ornement, verset 3].

-Allah -Ta‘âlâ- dit (traduction rapprochée) :

« Un Livre dont les versets sont détaillés (et clairement exposés), un Coran arabe pour des gens qui savent. » [Les versets détaillés, verset 3].

-Allah -Ta‘âlâ- dit (traduction rapprochée) :

« Un Coran [en langue] arabe, dénué de tortuosité, afin qu’ils soient pieux. » [Les groupes, verset 28].

-‘Omar Ibn Al-Khattab -qu’Allâh l’agrée- a dit :

« Apprenez la langue arabe car elle fait parti de votre religion ».
[Rapporté par Ibn Abi Chayba dans son Mousnaf].

-IL-qu’Allâh l’agrée- a dit aussi :

« Faites l’analyse grammaticale du Coran car il est en arabe ».
[Rapporté par Ibn Abi Chayba dans son Mousnaf].

-Oubay Ibn Ka‘b -qu’Allâh l’agrée- a dit :

« Apprenez l’arabe comme vous apprenez le Coran ».
[Rapporté par Ibn Abi Chayba dans son Mousnaf].

-Cheikh Al Islam Ibn Taymiya -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- a dit :

« Certes la langue arabe fait parti de la religion, et sa connaissance est une obligation, car la compréhension du Coran et de la Sounna est obligatoire, et ils ne peuvent être compris qu’avec l’arabe, et lorsqu’on ne peut effectuer une obligation que par une chose alors cette chose devient obligatoire. »

-Il a dit aussi -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- :

« Achafi’i -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- a dit :
« La langue qu’Allah a choisie est la langue arabe, Il a faire descendre Son précieux livre (le Coran) en arabe, et en a fait la langue du dernier des Prophètes.
Et pour cela on dit qu’il est du devoir de chacun capable d’apprendre l’arabe de l’apprendre car elle est la première langue. »
[Source : Iktidha As-Sirata Al-Moustaqim, tome 1, page 464].

-Souyouti -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- a dit :

« Celui qui interprète le Coran doit avant de commencer son interprétation connaitre 15 sciences, premièrement : la science de la langue arabe, deuxièmement : la science grammaticale (nahou), troisièmement : la conjugaison (sarf)… »
[Source : Alïtkan Fi ‘Ouloum Al-Qor’an].

-Cheikh Outheymine ‘rahimahullah’ a dit :

« Les non arabophones n’ont pas d’excuse du fait que le Coran n’est pas dans leur langue mais il est de leur devoir d’apprendre la langue du Coran si la compréhension du Coran et de la Sounna du Prophète ne peut être qu’avec l’apprentissage de l’arabe alors l’apprentissage de l’arabe devient donc obligatoire »
[Majmou’ alfatawa wa risaïl ibn otheymine]

-Cheikh Moqbel ‘rahimahullah’ a dit: « Nos conseils à l’ensemble est d’apprendre ce qu’ils peuvent du Coran et de connaitre quelque chose de la sounna du Prophète et aussi le grand intérêt pour la langue arabe car elle est la langue du Coran… »
[Tahfatoul majed ‘ala asïla alhadhir walgharib, question 178].

-Il a dit aussi :

« On conseille l’étudiant en science et celui qui aime la Sunna du Prophète de prendre de la langue arabe ce qui permettra d’habituer sa langue et d’en connaitre le sens car le Coran comme l’a décrit Allah :
« Un Coran [en langue] arabe, dénué de tortuosité », et la Sounna du Prophète est en arabe. »
Source, :
http://www.3ilmchar3i.net/article-la-langue-arabe-au-coeur-de-la-religion-77011471.html

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Le Coran d’origine syriaque ? Réponse à la thèse farefelue de Mingana et Luxenberg

Au Nom de Dieu, Clément et Miséricordieux
« …Et que la paix soit sur quiconque suit le droit chemin ! »
Saint-Coran, Sourate 20 Verset 47

1. Introduction

L’histoire de l’Orientalisme est assez particulière. Selon quelques uns parmi eux, l’histoire de l’Islam et des Musulmans serait probablement un Grand Mensonge. Ils ont ainsi réclamé que les sources Arabes à propos de l’Islam sont fondamentalement peu fiables alors que les sources non-islamiques et les opinions spéculatives sont totalement prises pour véridiques.

En ce qui concerne le Coran, ils considèrent qu’il n’y avait jamais eu de révélation faite au Prophète (saws), mais simplement une compilation massive de textes liturgiques emprunté aux Judéo-chrétiens et aux traditions Zoroastriennes.

Un exemple d’un tel orientaliste est le Révérend Alphonse Mingana qui a entrepris d’apprendre aux Musulmans l’histoire de la transmission de leur Livre sacré ainsi que l’histoire de l’alphabet Arabe !!! Son hypothèse était que le Coran était très imprégné du Syriaque.
« L’auteur » a intégré un ensemble de mots empruntés au Syriaque dans la lecture Coranique et a donc provoqué une révolution linguistique de ce saint livre (1).

Mingana a catalogué le présumé vocabulaire Syriaque dans le Coran et a soutenu la présence répandue du Christianisme Syriaque (en Arabie) et son rôle important dans les origines d’Islam. Son travail, avec celui plus complet d’Arthur Jeffery  » The Foreign Vocabulary Of The Qur’an » (2) a donné l’élan pour une recherche supplémentaire dans le rapport entre le « Vocabulaire Etranger » du Coran et les circonstances historiques de son apparence.
Récemment, le travail de Mingana a été ressuscité avec la publication de Christophe Luxenberg « Die syro-aramäische Lesart des Koran: Ein Beitrag zur Entschlüsselung der Koransprache » (3)

En ce qui concerne l’origine de la langue arabe, Mingana appelle complètement à l’ignorer.
Il va même affirmer que les langues écrites à la Mecque et Médine devaient être le Syriaque ou l’hébreu :

« Si tous les signes ne nous trompent pas, très peu de phrases sibyllines, le cas échéant, ont été écrites dans la période du prophète. Le genre de vie qu’il a mené, et le caractère rudimentaire de la lecture et de l’écriture dans cette partie du monde en lequel il est apparu, sont les témoins suffisants en faveur de cette vue. Notre ignorance de la langue arabe dans les premières périodes de son évolution est telle que nous ne pouvons même pas savoir avec certitude si elle avait sa propre forme écrite à la Mecque et à Médine. Si un quelconque genre d’écriture existait dans ces deux localités, celui-ci doit avoir quelques similarités avec l’Estrangelo (c-à-d, Syriaque) ou aux caractères hébreux » (4).

Quant aux voyelles arabes, il écarte les avis des auteurs arabes et les remplace par les auteurs Araméens ainsi que ses propres avis spéculatifs. Il dit :

« Le premier créateur des voyelles arabes est inconnu de l’histoire. Les avis des auteurs arabes, sur ce point, sont sans aucune valeur pour être cités… Si nous pouvons avancer notre propore opinion, nous pensons qu’un traité complet et systématique sur ces voyelles n’a été élaboré qu’à la dernière moitié du VIIIème siècle, et nous croyons qu’une telle tentative pourrait avoir été faite avec succès seulement sous l’influence de l’école de Baghdâd à ses débuts.
D’une part, en dépit de l’insuffisance des raisons pour assumer une date plus rapprochée, nous n’avons pas de manuscrits ornés de voyelles qui peuvent confirmer qu’ils sont d’une date antérieure ; d’autre part, la dépendance de ces voyelles aux voyelles araméennes nous oblige de trouver un centre où la culture de la langue Araméenne fleurissait, et ce centre est l’école de Baghdâd, qui était, comme nous avons déjà énoncé, sous la direction des disciples Nestoriens, et d’où un traité sur la grammaire de Syriaque a été écrit par le célèbre Ishaq Ibn Hunayn » (5) .

Il a également affirmé cela :
« La base des voyelles arabes s’appuie sur les voyelles araméenes. Les noms donnés à ces voyelles est une preuve irréfutable de la véracité de cette affirmation. Ainsi le « fath » correspond dans l’appellation et dans le bruit au « ftâha » Araméen  » (6).

Suivant d’une façon très proche la démarche de Mingana, Luxenberg prétend qu’avant l’apparition de la littérature arabe, la langue principale de l’écriture était le syro-araméen ou Syriaque. Ce qui le poussa de supposer que les origines de l’arabe littéraire et du Coran doivent être cherchées dans les communautés Araméenne et chrétiennes.

Cette hypothèse a été prise pour pouvoir prétendre que la Mecque n’était pas une colonie Arabe mais plutôt une colonie Araméenne et que les résidants de la Mecque ont parlé un mélange d’Aramo-arabe (7) (ou Arabo-araméen).
Cette langue, apparemment non connue ou non comprise en dehors de la Mecque (?), est bientôt tombée dans un état d’oubli et aucune tradition fiable n’a existé pour prouver son existence (8). (bien sûr c’est uniquement Luxenberg qui détient cette information et connaît son existence).

Par conséquent, selon Luxenberg, les premiers Savants Musulmans, qui ont écrit un siècle et demi après le décès du prophète, étaient sous la fausse impression que le Coran a été écrit dans l’arabe classique ; donc, il n’était pas surprenant qu’ils n’ont pas compris ce qu’ils lisaient (9).
À cet égard, Luxenberg représente une coupure radicale par rapport aux théories précédentes, y compris celles de Jeffery et Mingana.

Sous couvert des ces suppositions, Luxenberg commence sa quête pour trouver le « vrai » texte Coranique en utilisant ses propres méthodes graphiques et linguistiques.
Ce sont ses prétentions pour le côté graphique de son analyse qui nous intéresse dans cet article. En réclamant qu’il manque dans les documents arabes antérieurs des points diacritiques et marqueurs des voyelles, Luxenberg a pris la liberté de changer les points diacritiques et les voyelles à volonté.

Le travail de Luxenberg a eu une large couverture publicitaire par les journaux New York Times, The Guardian et Newsweek. Son livre est-il réellement un discours qui ouvre un nouveau chemin d’interprétation ou une autre tentative d’un coup médiatique ?

Ceci nous a incité à évaluer les revendications de Luxenberg et à examiner les bases sur lesquelles elles se fondent. Dans cet article, nous voudrions examiner les suppositions de Mingana et de Luxenberg au sujet des origines des divers aspects de l’écriture arabe. Nous comparerons également l’écriture Arabe à l’écriture Syriaque ainsi que son développement.
On démontrera que Mingana et Luxenberg s’étaient basés sur des hypothèses erronées concernant l’écriture Arabe.

2. Origines de l’écriture Arabe

Comme cité précédemment, Mingana a reconnu son ignorance à propos de l’évolution de l’écriture Arabe et de la présence d’un alphabet arabe pendant l’avènement de l’Islam. Il a même prétendu qu’à la Mecque et à Médine la langue écrite « aurait été » le Syriaque ou l’Hébreu.

Quant à Luxenberg, il a supposé ce qui suit :
« Quand le Coran a été composé, l’Arabe n’a pas encore existé comme langue écrite ; ainsi il m’a semblé évident qu’il était nécessaire de prendre en compte, surtout, l’Araméen, qui alors, entre le 4ème et le 7ème siècle, était non seulement la langue de communication écrite, mais également la lingua franca de cette région de l’Asie occidentale ».

En ce qui concerne l’histoire de l’Arabe comme langue écrite, elle est mieux dépeinte par les inscriptions suivantes qui sont aussi bien préislamiques que postislamiques du 1er siècle et qui montrent le développement progressif de l’écriture Arabe.
Les inscriptions ci-dessous prouvent que l’écriture Arabe avant l’arrivée de l’Islam a clairement eu un alphabet bien développé.

Les Inscriptions de Raqush (Jaussen-Savignac 17): Les plus anciennes inscriptions Arabes Préislamiques (date 267)
Healey et Smith l’ont accepté comme document arabe le plus ancien (10)

Les Inscriptions Jabal Ramm: IVème siècle
Cette inscription est le deuxième plus vieux contenant écrit de l’alphabet arabe jusqu’ici découverte après l’inscription de Raqush. La grammaire en cette inscription est l’arabe classique (11)

Inscription en Arabe Préislamique à Umm Al-Jimal.
La grammaire dans cette inscription est l’arabe classique (12)

L’inscription trilingue Préislamique de Zebed: Grec, Syriaque et Arabe daté à 512.
C’est une inscription trilingue. L’arabe, bien qu’il ne traduit pas le complètement le texte grec, énumère simplement six noms qui ne sont pas tous mentionnés en Grec.

Inscription Préislamique Jabal Usays daté à 528.
C’est la seule inscription arabe préislamique avec contenu historique

Inscription préislamique de Harran daté à 568
Une inscription bilingue Grec-Arabe de Harran, près de Damas, Syrie. (13)

Inscription près de Médine : Début de l’Hégire année 4AH -01
Inscription près de Médine : Début de l’Hégire année 4AH -02
Inscription près de Médine : Début de l’Hégire année 4AH -03
Ce sont des inscritptions du Mont Sal près de Médine. Elles sont datées à l’an 4 de l’hégire (14).
L’écriture Kufi est très intéressante. Grohmann a comparé l’écriture à celle de manuscrits Coraniques en Kufi et il a conclu que la ressemblance est « très saisissante. » (15)

Ces inscriptions détaillées ci-dessus fournissent la preuve suffisante d’un alphabet arabe articulé et elles sont bien suffisantes pour réfuter les suppositions spéculatives de Mingana et de Luxenberg.

En outre, Bellamy présentant ses observations sur les inscriptions de Jabal Ramm, Umm al-Jimal et Harran indique :

« N’importe qui jette un coup d’œil à ces inscriptions et les compare à l’échantillon de Coran… discernera un nombre très élevé de caractères qui n’ont pas changés du tout, ou très peu, en 1600 ans qui se sont écoulées depuis qu’elles ont été écrites »(16) .

Nous devrions également préciser que Nabia Abbott a également réfuté les arguments de Mingana en utilisant le papyrus arabe le plus vieux qui soit connu PERF No. 558 provenant de l’Egypte. Si l’arabe était en effet si primitif dans sa patrie pendant l’arrivée de l’Islam, comme réclamé par Mingana, comment a-t-on pu rationaliser son utilisation si pratique en Egypte dans un délai très court et en une écriture cursive bien développée ?
Voir article détaillé ici :
http://blog.decouvrirlislam.net/Home/islam/coran/le-coran-d-origine-syriaque-reponse-a-la-these-farefelue-de-mingana-et-luxenberg

Lire sur le même sujet la perfection
littéraire du Noble Coran:
http://islamvraiereligion.over-blog.com/2017/02/la-perfection-litteraire-du-noble-coran-et-son-inimitabilte.html

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