Maroc : Trahisons et normalisation

Affaire d’espionnage 1965

Nous sommes en septembre 1965, soit deux ans avant le déclenchement de la guerre des Six Jours (5 au 10 juin 1967) qui a opposé l’Égypte, la Jordanie et la Syrie à l’occupant israélien.

Les dirigeants arabes se réunissent à Casablanca en 1965 lors d’un sommet de la Ligue arabe. Un fait inattendu se produit et sonne la haute trahison des dirigeants marocains à leurs collègues arabes. En effet, le roi chérifien Hassan II a laissé le Mossad (services secrets israéliens) enregistrer  le sommet à l’insu des dirigeants arabes.

Après avoir recueilli des informations auxquelles il n’aurait jamais accès n’était la coopération de Hassan II, l’état sioniste a déclenché, deux ans plus tard, la guerre des Six Jours.

Assassinat de l’opposant marocain Mehdi Ben Barka

Quelques jours après ce sommet, en octobre 1965,  le Mossad aurait aidé les services marocains à localiser l’opposant Mehdi Ben Barka, tué à Paris, a rapporté samedi le journaliste français Le Monde, citant le journaliste israélien Ronen Bergman.

« Les agents israéliens auraient fait disparaître son corps dans la forêt de Saint Germain­en­Laye [île-de-France] », selon la même source qui ajoute que « Rabat aura été un intermédiaire de bonne volonté pour Israël ».

Préparation des accords égypto-israéliens de Camp David

Outre l’affaire d’espionnage, c’est au Maroc que se tenait la réunion précédant la signature des accords de Camp-David entre l’Égypte et l’occupant israélien.  En effet, c’est en présence de Hassan II que le vice-premier ministre égyptien  Hassan Toham avait discuté avec le général israélien Moshe Dayan, en septembre 1977, pour préparer les accords de Camp David qui seront signés une année plus tard (17 septembre 1978) par le président égyptien  Anouar el-Sadate et le Premier ministre israélien Menahem Begin, sous la médiation du président des États-Unis, Jimmy Carter.

En plus de la coopération entre les services secrets marocains et israéliens depuis les années 1960, leur relation s’est officialisée début des années 1990 avec notamment l’inauguration d’une représentation diplomatique israélienne à Rabat, en présence du premier ministre israélien Yitzhak Rabin.

La communauté juive d’origine marocaine, socle de l’électorat du Likoud

En effet, la normalisation des relations entre Rabat et Tel Aviv, annoncée jeudi dernier, a été vivement accueillie par la communauté juive d’origine marocaine. Elle compte quelque 700 000 personnes, cette communauté  constitue depuis les années 1970 un socle de l’électorat du Likoud, parti du premier ministre de l’état sioniste Benyamin Nétanyahou.

Assistance israélienne au Maroc en drones et logiciels espions

Selon la même source, les autorités marocaines se fournissent en drones et en logiciels espions auprès de l’entité sioniste.

Le Monde, citant le spécialiste du renseignement du quotidien Haaretz Yossi Melman israélien, cette assistance devrait s’approfondir dans un contexte sécuritaire tendu marqué par des affrontements entre le Front Polisario et l’armée marocaine, après la violation par cette dernière de l’accord de cessez-le-feu signé en 1991.

Selon lui, Tel Aviv aurait donné son accord pour assister Rabat militairement et en matière de renseignement dans ce conflit opposant ce dernier et le Front Polisario qui réclame son droit à l’autodétermination promis par l’ONU en 1991.

Source : Echoroukonline

Hassan II et Itshak Rabin

Le Maroc a décidé de normaliser ses relations diplomatiques avec Israël, en échange de la reconnaissance par les Etats-Unis de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, classé sur la liste de l’ONU des territoires non autonomes depuis 1963. Ces deux accords ont été annoncés jeudi 10 décembre par le président américain sortant Donald Trump.

En réalité, l’accord entre le Maroc et Israël ne constitue pas une surprise. Les deux pays entretiennent depuis 60 ans une relation de collaboration « étroite mais secrète » sur les questions militaires et de renseignement, les assassinats et la migration de juifs en Israël, rapportent plusieurs médias dont The New York Times.

Espionnage, armes et technologies

Israël a notamment aidé le Maroc à obtenir des armes et du matériel de collecte de renseignements et lui a appris à les utiliser, et l’a également aidé à assassiner un chef de l’opposition, indique le journal américain qui précise que de l’autre côté, le Maroc a aidé Israël à accueillir des juifs marocains, à monter une opération contre Oussama Ben Laden, et même à espionner d’autres pays arabes.

« Israël a toujours rendu des services énormes au royaume marocain, et le Maroc a également été présent quand Israël le demandait », affirme dans le même cadre Hasni Abidi, directeur du Centre d’études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (CERMAM) à Genève, cité par France Culture.

Pour illustrer ses propos, le politologue a rappelé ce qui s’est passé au sommet arabe à Casablanca au Maroc en 1965. « Il faut rappeler cette histoire de 1965, le fameux sommet arabe à Casablanca », a-t-il expliqué en affirmant que « les Israéliens ont demandé au roi Hassan II de lui transmettre les enregistrements de ce sommet. »

« Pour certains Israéliens, officiers militaires, c’est grâce à ces enregistrements faits à l’insu des dirigeants arabes qu’Israël a probablement réussi à anticiper la guerre en 1967 et à la gagner », a ajouté Hasni Abidi.

La relation israélo-marocaine trouve son origine en partie dans le grand nombre de juifs au Maroc avant 1948. Suite à la création de l’Etat israélien, beaucoup d’entre eux ont émigré et ont constitué l’une des plus importantes composantes de la population israélienne, indique le New York Times, précisant qu’environ un million d’Israéliens sont originaires du Maroc ou descendent de ceux qui étaient dans ce pays.

| Lire aussi : « Le Maroc perd toute légitimité sur le Sahara occidental…»

Affaire de l’opposant marocain Mehdi Ben Barka

Lorsque le roi Hassan II a accédé au trône marocain en février 1961, Israël a mené avec succès une campagne pour développer des liens avec lui, rapporte le journal américain qui relate que des agents israéliens ont rencontré le chef de l’opposition marocain, Mehdi Ben Barka, qui demandait de l’aide pour renverser le roi. Au lieu de cela, les Israéliens ont informé Hassan II du complot qui se tramait.

La relation entre les deux parties établie, Hassan II a autorisé la migration de masse des juifs vers Israël et accepté également la mise en place d’une base du Mossad, le service de renseignements israélien, au Maroc.

En échange, Israël a fourni des armes au Maroc et leur a appris comment les utiliser. Israël a également fourni de la technologie de service et a aidé les services de renseignements marocains à mieux s’organiser, établissant une collaboration des deux services avec échanges de renseignements collectés par les espions de part et d’autre. Une coopération qui date désormais de plusieurs décennies, affirme le Times.

La mise sur écoute des dirigeants arabes à Casablanca en 1965 a notamment été décrite comme vitale dans la préparation israélienne à la guerre des Six Jours. « Ces enregistrements, qui étaient vraiment un succès extraordinaire du renseignement, ont établi notre sentiment, au plus haut sommet de l’armée, que nous gagnerons la guerre contre l’Égypte », a affirmé le général israélien Shlomo Gazit.

Peu de temps après, à la demande des services de renseignements marocains, le Mossad a localisé l’opposant marocain Ben Barka et a aidé à l’attirer à Paris. Sur place, les Marocains et leurs alliés Français l’ont kidnappé. Il a été torturé à mort et les agents du Mossad se sont débarrassés du corps, qui n’a jamais été retrouvé. Mehdi Ben Barka a disparu le 29 octobre 1965 en France.

Accords de Camp David

Une décennie plus tard, le roi Hassan II et son gouvernement ont joué le rôle d’intermédiaires entre Israël et l’Égypte, et le Maroc est devenu le lieu de réunions secrètes entre leurs fonctionnaires, avant les accords de Camp David de 1978 et la normalisation des relations entre l’Egypte et Israël. Israël a ensuite aidé à persuader les États-Unis de fournir une assistance militaire au Maroc.

« Des relations qui n’ont jamais cessé »

C’est cette collaboration étroite s’étalant sur plusieurs décennies qui a poussé le ministre des Affaires étrangères marocain, Nasser Bourita, à affirmer à l’annonce de la normalisation diplomatique entre Israël et le Maroc que les relations étaient « déjà normales » entre les deux pays, rapporte l’Orient-Le Jour.

« De notre point de vue, nous ne parlons pas de normalisation parce que les relations étaient déjà normales – nous parlons de rétablir les relations entre les deux pays comme elles l’étaient – car il y a toujours eu des relations. Elles n’ont jamais cessé », a affirmé Bourita dans un entretien accordé au premier quotidien israélien, Yediot Aharonot, cité par la même source.

Source :

https://www.tsa-algerie.com/la-passionnante-histoire-des-relations-entre-le-maroc-et-israel/

Le Maroc, refuge des grands criminels d’Israël

  • Publié le : jeudi 20 septembre 2012

L’entité sioniste témoigne récemment d’une émigration réciproque vers le Maroc. Mais ceci ne signifie pas que les juifs marocains concernés aient renoncé à leur attachement à Israël ni au projet sioniste. Les émigrés qui sont de retour à ce pays arabe sont de grands criminels recherchés par la police.

La presse israélienne parle par exemple de « la colonie des criminels israéliens à Casablanca », ou encore de « l’émigration des criminels d’Israël à Marrakech express » !

Une enquête journalistique publiée dans la revue économique Globes a souligné que le Maroc est devenu le pays d’asile des riches criminels d’Israël qui cherchent un terrain d’investissements de leur fortune.

Shalom Domrani, la personne plus recherchée par la police israélienne depuis des années, réside dans la ville frontalière avec l’Algérie, Wajda, située à l’Est du Maroc. Il dirige ses affaires depuis cette ville, à savoir l’exportation des engrais à l’Europe, un commerce extrêmement rentable.

Pour pouvoir commercialiser ses engrais, Domrani a embauché un cadre d’experts agricoles d’Israël et un groupe d’hommes d’affaires importants. Domrani a pris l’habitude de se rendre au Maroc, et dernièrement il est allé vivre là-bas avec sa famille.

Selon Globes, dix hommes connus pour leur appartenance à la mafia et aux organisations criminelles sionistes dangereuses ont pris la route pour le Maroc. La plupart d’entre eux possède la nationalité marocaine, alors que le reste œuvre pour la détenir. Ces dix criminels forment le centre d’un mouvement regroupant des dizaines d’amis et d’hommes d’affaires qui ont créé à Casablanca « la colonie des criminels israéliens ».

De même source on indique que la plupart des criminels israéliens au Maroc dirigent des travaux légaux dans les domaines de l’infrastructure, de l’agriculture, du transport et des textiles.

Domrani entretient des liens d’amitié avec Shimon ben Hammo, un criminel ayant purgé de longues années en prison avant de devenir un grand commerçant de légumes et un propriétaire de restaurant. Dans la dernière décennie, il a vécu au Maroc et il y a travaillé en partenariat avec Domran dans l’importation entre autre des boissons alcooliques.

Avant sa mort il y a deux ans, Ben Hammo a entretenu des liens solides avec certains membres de la famille royale marocaine, et a participé aux festivités de la cour.

Et la liste des noms des criminels israéliens est loin d’être terminée. On en cite : Gabi ben Harosh (responsable d’une compagnie de blanchiment d’argent), Avi Rouhane (dirigeant d’une organisation criminelle indépendante et dangereuse et propriétaire d’une compagnie de location de voitures), les frères Karraja de Ramla…

Des experts israéliens analysent que les criminels partent au Maroc parce qu’ils y trouvent un abri sûr d’une part et une porte à l’Europe de l’autre. Tous ceux qui ont été mentionnés ci-dessus sont des trafiquants de drogue et donc ils cherchent à exporter leurs produits vers l’Europe.

Le quotidien israélien Haaretz cite un homme d’affaires israélien travaillant au Maroc : « le régime est faible actuellement, tout est dirigé comme au marché noir. Celui qui a de l’argent peut faire ce que bon lui semble. Il peut ainsi falsifier les médicaments, les produits alimentaires, les textiles, les jeux. Les Israéliens tentent leur chance dans ce pays », reconnait-il.

Source :

https://www.egaliteetreconciliation.fr/Le-Maroc-refuge-des-grands-criminels-d-Israel-13929.html

Autre article en relation :

https://dzmewordpress.wordpress.com/2020/08/01/jacob-cohen-les-sionistes-sont-passes-maitres-dans-lart-de-la-propagande-2/

Publié par ahmedmiloud

Retraité aime internet,débats,culture."La religion agréée par Allah,Le Dieu Unique, est l'Islam". Tout d'abord bienvenue sur mon blog. Vous y trouverez différents sujets qui pourraient vous intéresser, des réponses à certaines questions existentielles et surtout certaines choses qu'on essaie de vous cacher . Osez crier votre vérité même si elle blesse et ne courbez pas l'échine devant l'adversité. Ma devise : "Le mensonge finit toujours par se briser sur le mur de la vérité."(Ahmed Miloud)

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